Showing posts with label Traite des fourrures. Show all posts
Showing posts with label Traite des fourrures. Show all posts

07 July 2025

La Compagnie de la Baie d’Hudson : 350 ans de commerce

Ancien magasin de la Compagnie de la
Baie d’Hudson à Lachine, vers 1925.
Archives nationales à Québec,
Collection initiale (P600, S6, D5, P246).
Photo : Edgar Gariépy.

Lisez mon plus récent billet pour Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)! Je vous parle de l'histoire en bref de la Compagnie de la Baie d'Hudson et des documents à son sujet aux Archives nationales.

 https://www.banq.qc.ca/explorer/articles/la-compagnie-de-la-baie-hudson-350-ans-commerce/

22 February 2018

Fort William à Thunder Bay, Ontario

Voici un petit clip sur la reconstitution historique francophone en Ontario. La période dépasse un peu le Régime français, mais je trouve qu'il est important de rappeler l'importance du fait français dans la traite des fourrures, trop souvent oublié par les Canadiens Anglais. Surtout que le fort William se trouve dans les environs où se trouvait le poste français de Kaministiquia en Nouvelle-France!

01 February 2015

Colbert

Those in the know will get it. Also, I have to stop procrastinating with Photoshop.


26 June 2014

Témoignage de la guerre de Pontiac

Fort Détroit. Source ici.
Je suis tombé sur ce document aujourd'hui. Écrit en 1765, il nous donne un bref coup d'oeil sur la situation de Détroit vers la dernière année de la guerre de Pontiac. L'auteur est Jacques Baby dit Dupéront, écrivant à son frère Antoine Baby.
A M.r Ant.ne Baby [Négociant] a Montréal
au Détroit le 22e avril 1765
J’espère Cher frerre que Celle cy te trouveras en Routte surtout si tu a reçü celle dont maisonville étoit porteur, la necessitée d’arriver des premiers est trop presente pour ne t’avoir pas engager à partir en prime. en tout cas si tu étois encore a Montreal et que tu ne fut pas sur ton départ fais en sorte de me despecher deux canots ou bateaux y compris ce que je t’ai laissé en main Comme françois n’est pas au fait de ces envoyes, je te pris de te joindre a luy afin d’arranger toutte chose, vous pourrié engager le monde conditionellement jusqu'a Niagara au cas que l’on puisse obtenir passage dans les barques si non pour continuer jusqu’icy qui trouveroit des Bateaux a emprunter de M.r le Colonel Christy ou a Loüer a Bas prix je crois que ce seroit bien enfin je m’en rapporte entierrement a ce que vous ferois.
Chapman et [Chapoton] sont arrivés il y a huit jours avec leurs marchandises je crois que les [peltries] ne seront pas bien Commune Cette année, les Sauvages se plaignent Beaucoup de leur Chasse en outre les Misamis et nations du 8abache font touttes leur traittes avec les Gens des Illinois, et touttes les peltries de ces Cotés vont a la mer. La paix n’a point encore été signé par ces nations, quoique toutte leur hostilitée se soit borné a la prise d’un homme a la Rivierre Rouge, Comme Clermont étoit taxé de faire agir les [Mis/Illis] M.r le Commandant a Détaché le Cap.tne jeadot, car il est brèveté de M.r [Guastrie], mais les mis et quelque outa8as sans avoir égard a La Commission ont désarmé toute la trouppe de jeadot en Commançant par luy, en leur otant jusqu'à leur Couverte, et les ont Chargé de sottise et [d’inverstir] de ce qu’ils étoit employé des anglois; ainsy Clermont est resté dit on Commandant au Msamis. Deux partis de Saulteurs étoit sur le point de partir pour venger la prise de l’Anglois fait a la Rivierre Rouge, mais le commandant voyant leur bonne volonté leur a conseillés d’aller auparavant tenter la voye de la douceur afin de les engager a Ramener les prisonniers et a venir se soumettre nous attendons leur retour pour apprendre la suitte et la reparation de l’insulte faite a jeadot, il y a apparaence d’ailleurs d’une grande tranquilitée, l’on attend de jour en jour les pouté8atami de S.t Joseph qui doivent venir travailler à la paix et par la reparer leur ancienne injures et la mort des deux soldats qu’ils ont tués cette automne. Je souhaite la fin de tout ses troubles.
Hâte toi si tu es en Routte, si tu es encore a Montréal et dans les sentiments de remonter ne tarde nullement car la diligence est toute a fait essentielle. Adieu jusqu’au revoir et crois moy avec sincéritée

ton affectionné frere
D. Baby 
SourceBAnQ-Q, P336, Fonds Famille Baby - 1765-1888, contenant 1960-01-208\1, pièce 12. Jacques Baby dit Dupéront à Antoine Baby. À Détroit, le 22 avril 1765.

13 May 2014

Une ancienne "autoroute" française

Photo : Cathrine Davis, 2014
Je viens de passer les trois dernières semaines dans le sud du Michigan. J'en ai profité pour faire une petite sortie en auto afin de visiter l'embouchure de la rivière Saint-Joseph, située dans la ville du même nom. Dès les débuts de la colonisation française, cette rivière devient importante pour le déplacement des Français sur le continent. Faisant le relais entre le lac Michigan et la rivière des Illinois (par l'entremise du portage du Kankakee), cette voie était la plus utilisée pour se rendre en Louisiane. C’est sur la rive de cette même rivière qu’on retrouve le site archéologique du fort Saint-Joseph, situé plus au sud dans la ville de Niles.
La rivière Saint-Joseph, telle qu'on la voit dans la carte de Bellin de 1755
  
Photo : Joseph Gagné, 2014
Aujourd’hui, d’énormes cargos en métal ont remplacé les (relativement) petits canots d’écorce. Néanmoins, on peut toujours imaginer les voyageurs d’antan se permettant une pause sur les dunes de sable avant de continuer leurs parcours.

Photo : Joseph Gagné, 2014

07 March 2013

Les castors du roi


Cette curieuse toile de Kent Monkman s’intitule « Les Castors du roi ». Elle a été peinte en 2011 et a été donnée au Musée des beaux-arts de Montréal en honneur de son 150e anniversaire. Un communiqué du musée explique la genèse du tableau :
Dépensier jusqu’à l’extravagance, Louis XV était aussi un grand amateur de chasse qui avait commandé pour Versailles des tableaux illustrant des scènes cynégétiques dans les pays les plus lointains, destinés à une galerie sur ce thème. Cependant, aucun ne dépeignait une chasse en Amérique du Nord. D’où l’idée de Kent Monkman de réaliser cette œuvre absente des collections royales, en s’inspirant des artistes rocaille tels que Nicolas Lancret ou François Boucher.
L’artiste a également pastiché diverses images d'époque que l'on peut reconnaître (par exemple, la hutte de castor inspirée de cette gravure). Toutefois, le scénario imaginé par Monkman choque : évoquant les sensibilités modernes vis-à-vis des droits des animaux, l’artiste s’éloigne des représentations romantiques de la traite des fourrures avec leurs coureurs des bois et leurs voyageurs (pensons aux oeuvres de Frances Anne Hopkins). Il se focalise au lieu sur le castor, le vrai sujet principal (et souvent négligé) de la traite des fourrures en Amérique. Notons aussi que Monkman s’éloigne ici de l’image du « bon sauvage » en harmonie avec la faune, illustrant ici au lieu des Amérindiens tout aussi avides de participer à cette traite (ou massacre?).
Que l’on aime cette représentation ou pas, l’important est que ce tableau nous porte à réfléchir d’une nouvelle façon (quoique très dramatique) sur notre rapport avec ce gros rongeur et son rôle important dans notre histoire nationale.


Liens suggérés: (mise à jour le 17-07-2019)