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17 November 2017

Avant l’Ontario français : la curieuse Nouvelle-France

Photo : Radio-Canada / Patrick Wright
Ce vendredi dernier je suis passé sur les ondes de Radio-Canada sur l'émission Le matin du Nord. Vous pouvez écouter l'entrevue ici: http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-matin-du-nord/segments/entrevue/47415/mdn-histoire-nouvelle-france-joseph-gagne-chapleau

19 September 2017

Fort de la Présentation

Des nouvelles provenant de chez nos voisins américains par rapport à l'ancien fort de la Présentation: Work Begins On Trail At Former French Fort. Ogdensburg, New York.


12 January 2017

Nouvel article dans la Revue du Nouvel-Ontario

La Revue du Nouvel-Ontario vient de publier son collectif à l'occasion du colloque Quatre siècles de présence française en Ontario. J'ai eu le plaisir d'y contribuer:

« Du lys naquit le trille : survol historiographique de l’Ontario sous le Régime français et perspectives de recherche. », Revue du Nouvel-Ontario, Numéro 41 (2016), pp. 33-58.

05 October 2016

Source découverte en retard!

Les historiens ne sont pas omniscients, malheureusement. Il nous arrive de publier un ouvrage et de tomber sur une superbe source que nous avions raté. Voici une telle source que j'aurais vraiment voulu citer dans mon livre, Inconquis. Pour mes lecteurs qui ont lu le livre ou qui sont simplement curieux, je vous offre ici une superbe description du parcours de Louis Liénard de Beaujeu vers le village Sauks où il a passé l'hiver 1760-1761. L'extrait se trouve dans le livre de Jonathan Carver, Travels through the interior parts of North America, in the years 1766, 1767, and 1768, publié à Londres par C. Dilly et etc. en 1781, pp. 41-48:

10 April 2016

Le "massacre" de La Belle-Famille

Je suis en train de lire un article sur les prisonniers de la prise de Niagara. Peu de gens savent que cette bataille, du nom de Bataille de La Belle-Famille, a été l'une sinon la plus meurtrière de la guerre de Sept Ans. Pour comparer, je me suis amusé à créer un tableau rapide comparatif avec la bataille des plaines d'Abraham. Ces chiffres ne sont pas absolus, mais donnent une bonne approximation des pourcentages comparés. On parle toujours du fameux massacre de William Henry, mais ça m'étonne que même les contemporains de cette guerre n'ont jamais parlé de massacre dans ce cas-ci... 

Sources: 


17 February 2016

Effigie de Pierre Gaultier de La Vérendrye

Je ne porterai pas d'analyse cette fois-ci. Je tiens seulement à mentionner que pour une modique somme équivalant rien de moins que mes frais de scolarité, je pourrais m'acheter cette pièce magnifique... j'en bave! Disponible ici: http://www.mint.ca/store/coins/piece-en-or-pur-%E2%80%93-grands-explorateurs-du-canada%C2%A0-pierre-gaultier-de-la-verendrye-%E2%80%93-tirage%C2%A0-1%C2%A0000-2016-prod2610016?lang=fr_CA

N.B. C'est plate pour l'instant être qu'un humble et simple étudiant...

22 January 2016

Nouvelles parutions!


Tel que promis il y a quelques mois, j'ai une excellente nouvelle à vous annoncer: je n'aurai pas une, mais deux nouvelles publications aux Éditions du Septentrion en 2016! La première est un chapitre au sein de Nouveaux regards en histoire seigneuriale au Québec, dirigé par Benoît Grenier et Michel Morissette. Intitulée Entre revendication et résignation : Les seigneuries du lac Champlain et la frontière newyorkaise,1763-1783, ce chapitre porte un regard sur le sort des terres revendiquées par les Canadiens après la Conquête. (parution: le 9 février 2016)

Encore plus excitant pour moi est la parution de mon premier livre solo: Inconquis : L’histoire oubliée de deux retraites militaires vers la Louisiane au seuil de la Conquête. Il s'agit d'une version retravaillée de mon mémoire de maîtrise. Voici la description: 

Le 8 septembre 1760, le gouverneur de la Nouvelle-France signe la capitulation de Montréal. L’événement marque la conquête finale du Canada par les armes. Les forces françaises restantes sont sommées de se rendre à l’ennemi. Pourtant, deux factions des troupes de la Marine du Canada feront fi de ces ordres et se replieront en Louisiane, encore sous le contrôle des Français.
En insistant plus particulièrement sur les deux officiers à la tête de ces hommes, Pierre Passerat de la Chapelle et Louis Liénard de Beaujeu, c’est un pan oublié de la Conquête qui est raconté, celui d’hommes qui ont refusé d’être conquis.
Écrit de façon à engager le lecteur, ce récit pourrait facilement devenir un scénario de film. Inédite, cette histoire vient chercher le lecteur avide d’aventures, d’intrigues et de récits d’époque. Il découvrira des personnages dont les personnalités fortes s’affrontent et créent un drame fascinant. De Montréal jusqu’aux Grands Lacs, puis descendant le Mississippi jusqu’à La Nouvelle-Orléans, cette oeuvre fera également découvrir au lecteur un monde peu connu de l’histoire de la Nouvelle-France dans un contexte de crise. 

L'ouvrage paraîtra le 22 mars 2016. J'espère que mes chers lecteurs l'aideront à se placer au haut du palmarès des meilleurs vendeurs chez l'éditeur! 

30 July 2015

Le Griffon retrouvé? Un suivi et une conclusion!

Après mes derniers billets (ici et ici) sur une épave qui serait celle du Griffon, nous avons enfin notre réponse! Il suffit d'écouter le reportage ci-dessous, diffusé le 10 juin dernier (site original ici).

(Si le vidéo ne fonctionne plus, la réponse est : non. Ce n'est pas le Griffon.)

11 June 2015

Vlogue 400e Ontario

Ceux qui me connaissent savent que je suis originaire du nord de l'Ontario. Ils savent également à quel point je suis fier de mes origines franco-ontariennes. Comment alors ne pas partager ce vlogue créé par et mettant en vedette plusieurs de mes amis de Sudbury, mon ancien patelin? 

27 December 2014

Le Griffon retrouvé... encore?


Quelle coïncidence: alors que je suis au Michigan pour les Fêtes, on annonce avoir retrouvé le Griffon, le navire de Cavalier de La Salle. Le hic: ce n'est pas la première fois qu'on le "retrouve". Si vous voulez mon opinion, il s'agit d'un canular, ou tout au plus, d'explorateurs plutôt naïfs. 
Lien ici: 

23 August 2014

Nouveau livre sur le Pays d’en Haut et le Pays des Illinois


French and Indians in the Heart of North America, 1630-1815
Robert Englebert & Guillaume Teasdale (dir.)

University of Manitoba Press
2013
219 p.
Disponible sur Amazon.ca ou à la UMP.
Le problème avec la recherche sur un sujet comme la Nouvelle-France, étendu sur une aussi large géographie, est qu’on perd parfois de vu les publications d’ailleurs. Après tout, il n’y a pas qu’au Québec qu’on s’intéresse à cette ancienne colonie française, mais au Canada anglais et aux États-Unis aussi. C’est pourquoi je prends la peine de souligner cette récente publication. Pour ceux qui ne les connaissent pas, Robert Englebert et Guillaume Teasdale sont des spécialistes du Pays des Illinois et de la région de Détroit, respectivement. Ensemble, ils ont édité ce livre merveilleux qui rassemble des contributions d’historiens influents, dont Gilles Havard, Arnaud Balvay, Nicole St-Onge et Robert Michael Morrissey, entre autres. Le résultat est un ouvrage important sur l’histoire des relations entre les Français et les Amérindiens au cœur du continent. L’introduction est sans doute la section la plus importante pour quiconque veut un bref mais utile tour de table sur l’historiographie des Grands Lacs et du Pays des Illinois et des questions de recherche qui y sont rattachées. La Nouvelle-France à l’ouest de la vallée du Saint-Laurent, ainsi que ses populations qui vont survivre malgré la Conquête, est trop souvent oubliée au Québec. Ce livre est un excellent point de départ pour se renouer avec son histoire.

Table des matières
  • Ch. 1: “Faire la chaudière”: The Wendat Feast of Souls, 1636, by Kathryn Magee Labelle
  • Ch. 2: Natives, Newcomers and Nicotiana: Tobacco in the History of the Great Lakes, by Christopher M. Parsons
  • Ch. 3: The Terms of Encounter: Language and Contested Visions of French Colonization in the Illinois Country, 1673-1702, by Robert Michael Morrissey
  • Ch. 4: “Gascon Exaggerations”: The Rise of Antoine Laumet (dit de Lamothe, Sieur de Cadillac), the Foundation of Colonial Detroit, and the Origins of the Fox Wars, by Richard Weyhing
  • Ch. 5: “Protection” and “Unequal Alliance”: The French Conception of Sovereignty over the Indians in New France, by Gilles Havard
  • Ch. 6: The French and the Natchez: A Failed Encounter, by Arnaud Balvay
  • Ch. 7: From Subjects to Citizens: Two Pierres and the French Influence on the Transformation of the Illinois Country, by John Reda
  • Ch. 8: Blue Beads, Vermilion, and Scalpers: The Social Economy of the 1810-1812 Astorian Overland Expedition’s French-Canadian Voyageurs, by Nicole St-Onge



13 August 2014

Another Year, Another Success for Fort St. Joseph in Québec!

*cette semaine, mon billet est en anglais pour accommoder les lecteurs du Midwest américain.

Photo: Le Journal de Québec (article here)
Last week (August 6-10), visitors to Québec arriving at Place Royale by bus or by ferry were greeted by a small group of people seemingly ripped out of the past. Not just any people or any time: these were inhabitants of Fort St. Joseph, circa 1760.

All ages were represented
Photo: Jos Gagné
Indeed, for a second consecutive year, reenactors from Michigan and Indiana were invited to the Fêtes de la Nouvelle-France (or New France Festival) to represent the Upper Country, or Great Lakes Region. As a reminder that the French colony was not only comprised of the St. Lawrence valley but also stretched west to the Prairies and then as far south as New Orleans, this group was a lively and varied one at that. A village represented in a nutshell, our little group was made up of a French Marine, a Jesuit missionary, a Canadian voyageur and his captured English bride, and of course, a variety of Habitant folk. Even all ages were represented: from the delightful young girl to the wise elderly man, a wide age spectrum was to be found under our tent.

Of course, our weeklong experience was an adventure in cross-cultural exchanges: not only were we mingling past and present, but languages as well. After all, most of these American reenactors do not speak French. Nonetheless, they knew how to share their passion for a common history. I was there the whole week helping with these exchanges, acting as a go-between, an interpreter. What a coincidence, really, considering the character I was embodying was a voyageur who would have done the same between French merchants and their Native clients.

Well, at least my costume gets better
every year... (Photo: Jos Gagné)
The occasion was particularly important this year since French Ontario had also sent a delegation to highlight the 400th anniversary of French presence in the province. One might say the Great Lakes were put on a pedestal this year!
An exchange between Michigan and Québec City is not unheard of: there is already an exchange program between Laval University and Western Michigan University’s archaeology departments (underused, alas). But these two years have probably had the biggest impact on breaking the barrier between both regions. We created public awareness of the American fascination for French colonial life (more than English Canada has ever cared to show). Not only did we promote Fort St. Joseph, but we also gave out flyers and information regarding Fort Michilimackinac and the Illinois Country as well. Who knows how many people will visit the American Midwest thanks to our suggestions?

Inversely, we kept tabs on where visitors were coming from. In a nutshell: everywhere. All Canadian provinces except Newfoundland had visited our setup; many American states came to say hi to their compatriots, and travelers from as far as Australia enjoyed talking to us as well. I also feel confident in saying we had many more visitors than last year.

Dunno if Joe is pouting because of the rain or because
the festival is almost over (Photo: Jos Gagné)
If fort St. Joseph is being represented in Québec, it’s because three years ago, I had contacted M. Stéphan Parent, head director of the Festival. I had proposed doing a shindig with the Upper Country with either Ontario or Michigan (I’m originally from the Great Lakes; I felt I had to wave the flag, so to speak!). Well, sure enough, the idea sparked interest. This is where my involvement ends: the real credit comes back to M. Parent and his team who not only came up with the idea of bringing reenactors to Québec, but also kindly asked me last year to give a talk on the region. We were already impressed with last year’s experience, so you can imagine how delighted we were to be invited a second year in a row! Here’s to hoping a third invitation is in the works!

Rob having a bit too much fun...
(Photo: Stacy Chriswell)
All in all, it was a week well spent. I like to think the presence of our group was especially important in regards to historical accuracy. Americans are rabid sticklers when it comes to reenacting (I don’t know if they invented this hobby, but they sure as heck perfected it). Authenticity is always strived for. And in a festival that is understandably subject to popular interpretation of history (as we say in French, la mémoire n’égale pas l’histoire), costumes can sometimes seem closer to fantasy renaissance fairs than anything remotely resembling French colonial life. Then again, I’ll admit sheepishly that a friend of mine had poked holes in my belief that I was accurately dressed. Most of my props were somewhat closer to the 19th century than the 18th. Proof once again that I might be a historian, but I’m no cultural material specialist... But, as the point I was getting to, our Michigan gang was a refreshing glimpse of accuracy and public awareness of it. This said, despite a few observations of the group regarding what I’ve just described, I did have them realize that every year the festival gets historically better as more and more people share in the challenge of trying to be true to the past.

Beaver love. (Photo: Jos Gagné)
As a historian, I can’t help adding my observation that though I don’t usually practice it outside of the Fêtes de la Nouvelle-France, reenacting is by far one of the best teaching tools available. Joe, our French Marine, regularly uses his uniform to teach kids back in Indiana and Michigan about the French colonial past. I find that walking around in period garb inviting people to touch my beaver pelt is an instant icebreaker to discussions about the fur trade and its history. Kids in particular are especially curious with their innumerable questions. Their bright-eyed queries have stumped me more than once: these are great occasions for the historian to track down answers to simple but obvious questions he might never have otherwise thought of in the first place.

The sharing experience was reciprocal. These reenactors all participate regularly at the Fort St. Joseph open house. During this event, they recreate colonial life as visitors come to Niles, Michigan, to visit the ongoing archaeological digs. Coming to Québec, as one of my friends put it, gave them a new perspective on how important this history is to modern Québec and French Canada. We are not talking about a distant, inconsequential past. This is a past that has created our present, the culture of a/many people, and the pride of a nation. If the field of history must pride itself in rigorous scientific study, it must not forget its impact on the public memory and psyche. These two years of exchanges were opportunities to share what New France means to each other across the border, and how we will commemorate this common history together.

That said, our encampment has been the occasion to develop new friendships as well. Whether last year with Philippe, a historian with plenty of public history experience from colonial Williamsburg, or this year with Marie-Hélaine, a local reenactor (who was big help, by the way, in translating!) or our dear Monique who would come around, obsessed with our sashes (thank you by the way for the blue one you made for me!), we had plenty of occasions to exchange knowledge, contacts, and laughter.

Once again, here’s to hoping the Fêtes de la Nouvelle-France will invite us once more next year!
One last goodbye... Photo: Stacy Chriswell

26 June 2014

Témoignage de la guerre de Pontiac

Fort Détroit. Source ici.
Je suis tombé sur ce document aujourd'hui. Écrit en 1765, il nous donne un bref coup d'oeil sur la situation de Détroit vers la dernière année de la guerre de Pontiac. L'auteur est Jacques Baby dit Dupéront, écrivant à son frère Antoine Baby.
A M.r Ant.ne Baby [Négociant] a Montréal
au Détroit le 22e avril 1765
J’espère Cher frerre que Celle cy te trouveras en Routte surtout si tu a reçü celle dont maisonville étoit porteur, la necessitée d’arriver des premiers est trop presente pour ne t’avoir pas engager à partir en prime. en tout cas si tu étois encore a Montreal et que tu ne fut pas sur ton départ fais en sorte de me despecher deux canots ou bateaux y compris ce que je t’ai laissé en main Comme françois n’est pas au fait de ces envoyes, je te pris de te joindre a luy afin d’arranger toutte chose, vous pourrié engager le monde conditionellement jusqu'a Niagara au cas que l’on puisse obtenir passage dans les barques si non pour continuer jusqu’icy qui trouveroit des Bateaux a emprunter de M.r le Colonel Christy ou a Loüer a Bas prix je crois que ce seroit bien enfin je m’en rapporte entierrement a ce que vous ferois.
Chapman et [Chapoton] sont arrivés il y a huit jours avec leurs marchandises je crois que les [peltries] ne seront pas bien Commune Cette année, les Sauvages se plaignent Beaucoup de leur Chasse en outre les Misamis et nations du 8abache font touttes leur traittes avec les Gens des Illinois, et touttes les peltries de ces Cotés vont a la mer. La paix n’a point encore été signé par ces nations, quoique toutte leur hostilitée se soit borné a la prise d’un homme a la Rivierre Rouge, Comme Clermont étoit taxé de faire agir les [Mis/Illis] M.r le Commandant a Détaché le Cap.tne jeadot, car il est brèveté de M.r [Guastrie], mais les mis et quelque outa8as sans avoir égard a La Commission ont désarmé toute la trouppe de jeadot en Commançant par luy, en leur otant jusqu'à leur Couverte, et les ont Chargé de sottise et [d’inverstir] de ce qu’ils étoit employé des anglois; ainsy Clermont est resté dit on Commandant au Msamis. Deux partis de Saulteurs étoit sur le point de partir pour venger la prise de l’Anglois fait a la Rivierre Rouge, mais le commandant voyant leur bonne volonté leur a conseillés d’aller auparavant tenter la voye de la douceur afin de les engager a Ramener les prisonniers et a venir se soumettre nous attendons leur retour pour apprendre la suitte et la reparation de l’insulte faite a jeadot, il y a apparaence d’ailleurs d’une grande tranquilitée, l’on attend de jour en jour les pouté8atami de S.t Joseph qui doivent venir travailler à la paix et par la reparer leur ancienne injures et la mort des deux soldats qu’ils ont tués cette automne. Je souhaite la fin de tout ses troubles.
Hâte toi si tu es en Routte, si tu es encore a Montréal et dans les sentiments de remonter ne tarde nullement car la diligence est toute a fait essentielle. Adieu jusqu’au revoir et crois moy avec sincéritée

ton affectionné frere
D. Baby 
SourceBAnQ-Q, P336, Fonds Famille Baby - 1765-1888, contenant 1960-01-208\1, pièce 12. Jacques Baby dit Dupéront à Antoine Baby. À Détroit, le 22 avril 1765.

13 May 2014

Une ancienne "autoroute" française

Photo : Cathrine Davis, 2014
Je viens de passer les trois dernières semaines dans le sud du Michigan. J'en ai profité pour faire une petite sortie en auto afin de visiter l'embouchure de la rivière Saint-Joseph, située dans la ville du même nom. Dès les débuts de la colonisation française, cette rivière devient importante pour le déplacement des Français sur le continent. Faisant le relais entre le lac Michigan et la rivière des Illinois (par l'entremise du portage du Kankakee), cette voie était la plus utilisée pour se rendre en Louisiane. C’est sur la rive de cette même rivière qu’on retrouve le site archéologique du fort Saint-Joseph, situé plus au sud dans la ville de Niles.
La rivière Saint-Joseph, telle qu'on la voit dans la carte de Bellin de 1755
  
Photo : Joseph Gagné, 2014
Aujourd’hui, d’énormes cargos en métal ont remplacé les (relativement) petits canots d’écorce. Néanmoins, on peut toujours imaginer les voyageurs d’antan se permettant une pause sur les dunes de sable avant de continuer leurs parcours.

Photo : Joseph Gagné, 2014

18 March 2013

Rassemblement de la milice au fort Saint-Joseph

Voici un court documentaire (27 minutes) au sujet de la reconstitution historique annuelle au fort Saint-Joseph au Michigan. Peut-être y reconnaîtrez-vous quelqu'un? ;)



Informations supplémentaires :

20 February 2013

De la viande fraîche pour le fort Saint-Joseph!

Photos: Joseph Gagné 2012

J’adore visiter l’« Open House » du Fort St. Joseph Archaeological Project lorsque j’en suis capable. Ce fort, redécouvert en 1998 dans la municipalité de Niles, au Michigan, fait aujourd’hui l’objet de fouilles archéologiques menées par les étudiants de la Western Michigan University. À chaque année au mois d'août, ils invitent le public pour observer leurs travaux. Cela fait depuis 2010 que j’entretiens des relations avec eux pour me tenir au courant de leurs découvertes annuelles. En août 2012, j’ai eu l’honneur de me faire inviter à donner une présentation au sujet des miliciens du fort Saint-Joseph à la Indiana Center for History de South Bend, à quelques minutes de route de Niles. Alors que j’entreprenais mes propres fouilles archivistiques pour préparer mon communiqué, je suis tombé sur un document particulier. Avant de vous le révéler, je dois vous dire que je savais déjà que l’équipe du fort Saint-Joseph retrouvait régulièrement des montants exorbitants d’os de chevreuil, sans savoir pourquoi qu’il y en avait autant! Alors, imaginez ma surprise et ma joie en découvrant un premier document nous offrant un peu de contexte sur le lien entre ces ossements et l’histoire du fort. Encore plus excitant, c’était de voir la réaction des archéologues en leur apprenant la nouvelle! (Note : Il se peut que les chiffres ci-dessous soient mal alignés selon votre écran)
Mémoire de ce que moy Menard a fourni au Roy, [par/pour] La Subsistance des gueriers.

Scavoir

                                                                                      #   s    d[*]

Du 1.r [Aoust]…   1. chevreuil entier…                               6

Du 2.e [oust]…      2 pieces de viande a 3/.10s                    7

Du 3.e [oust]…      1 chevreüil                                             6

Du 4.e [oust]…      1 piece de viande                                   3.    10.

Du [5]e [oust]…     la moitié d’un chevreuil                         3.                      

                                                                             25.#  10.s  [0].d

fait a S.t Joseph ce cinq.e Aoust. Mil Sept cent trente neuf.

Nous capitaine commandant Le partie que Monsieur Le General envoit par Misilimakina, a Monsieur de Bienville Et nous Lieutenant commandant a S.t Joseph, certifions que françois Mesnard a fait Les fournitures Cy dessus pour la Subsistance des guerriers, pendant qu’ils ont été a S.t Joseph, pour Le payement des qu’elles il Luy est dû La Somme de Vingt cinq Livres Dix Sols, fait a S.t Joseph. Le Sept.e Aoust Mil Sept cent trente neuf. Signé, Celerons, coulon de villier a eu Signé Beauharnois. Pour Copie Varin.
* # = livres, d = deniers, s = sols 
Source : Archives des Colonies, Series C11A, Vol. 78, Folio 283.

Pour plus d'informations sur les fouilles archéologiques au fort Saint-Joseph, visitez : http://www.wmich.edu/fortstjoseph/ et http://www.supportthefort.net/.