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01 March 2022

Aujourd'hui l'histoire: Antoine de Lamothe-Cadillac, joueur clé de la fondation de Détroit

J'ai eu le plaisir cette semaine d'être invité à Aujourd'hui l'Histoire de Radio-Canada où nous avons discuté de la fondation de Détroit par Lamothe-Cadillac. Vous n'avez qu'à cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter à partir du site web de l'émission. Bonne écoute!



03 September 2019

L’évolution de notre relation avec le territoire depuis le Régime français


(Note : le 25 février 2014, j’ai publié un billet semblable en anglais. Ici je pousse ma réflexion, bien que j’invite le lecteur à lire cette première mouture ici : http://curieusenouvellefrance.blogspot.com/2014/02/trains-history-and-writing.html)

L'historien doit savoir
s'improviser géographe.
Fort Niagara, 2018.
Photo: Rénald Lessard
L’automne arrive à grands pas et je me sens un peu comme une bête en cage. C’est la course folle pour finir l’écriture de ma thèse avant décembre si possible, le temps et le manque d’argent obligent. Ces deux facteurs m’empêchent également de voyager (outre l’exception d’Ottawa en octobre pour assister au congrès annuel de l’IHAF). Ça fait mal : j’ai développé l’habitude depuis le début de mes études supérieures de faire le tour des colloques scientifiques au Québec, en Ontario et aux États-Unis. Chaque déplacement est une occasion rêvée de voir du pays, surtout s’il s’agit d’un nouveau coin pour moi. Il est d’ailleurs important pour tout historien de savoir s’improviser géographe de terrain pour mieux comprendre la réalité des distances physiques, de la topographie et de leur effet sur la pensée des gens de la période étudiée. Si l’historien militaire John Keegan n’était pas un historien colonial, il reconnaissait néanmoins l’importance de se familiariser avec la géographie physique de l’Amérique :
John Keegan
Over the years the drama of the American landscape has ceased to be simply a spectacle. It has awoken in me a powerful and continuing curiosity in what it means for what I do. I am a military historian. Rivers, mountains, forest, swamp and plain, desert and plough, valley and plateau: these are the primary raw materials with which the military historian works. In constructing a narrative, in charting the movements of armies, the facts of geography stand first. What sense is there in setting out to describe the campaigns of Napoleon, which wander across the face of Europe from Portugal to Poland, from Naples to the Netherlands, unless one understands, and causes the reader to understand also, how the Alps and the Pyrenees, the Rhine and the Vistula, bore upon the campaign plans he made? […].

-John Keegan, Fields of Battle: The Wars for North America, New York, Alfred A. Knopf, 1996, p. 1.
Des réflexions semblables trottent dans ma tête lorsque je voyage. Par exemple, je songe souvent à cette question : comment mesure-t-on la distance au fil des années? Ou plutôt, comment la perçoit-on? En effet, l’impression de la distance varie grandement d’une personne à l’autre : de nos jours, un citadin de Québec trouve qu’un voyage de trois heures pour se rendre à Montréal est d’un ennui exacerbant. Pourtant, un Franco-Ontarien comme moi, originaire d’un village dans le Nouvel-Ontario, n’hésitera pas à faire le même trajet, de plus revenant le même jour! Après tout, les villages du nord de l’Ontario sont souvent séparés par de nombreuses heures de route avec rien de plus entre eux que des étendues de conifères. Les deux voyageurs perçoivent donc une distance mentale différente par rapport à la même étendue franchie.

La présence humaine a évolué depuis
le Régime français.
Il en va de même selon les époques : la distance mentale est subjective et sa perception évolue avec le temps. Aujourd’hui, la perception du temps et de la distance n’a plus rien à voir avec celle du xviiie siècle. L’avènement du train, de l’automobile, de l’avion et, ultimement, de l’astronef a fracassé toute notion préexistante de la relation entre l’homme et sa géographie. Dès 1969, les missions Apollo prennent en moyenne trois jours pour se rendre à la lune, mais se rendre en canot de Montréal à Michilimackinac prenait 40 jours! Nous n’avons plus la même relation avec la distance que nos ancêtres. Même le paquebot, aujourd’hui considéré lent, est plus rapide que les bateaux à voile d’antan. De plus, après deux siècles et demi de croissance démographique depuis la fin du Régime français, d’innombrables villes sont apparues sur la carte nord-américaine, toutes resautées les unes aux autres par d’innombrables routes, chemins de fer et aéroports. Même si la distance physique demeure la même, plus le déplacement est facile, plus la distance perçue, elle, change, s’éloignant ou se rapprochant selon les circonstances. Ceci affecte donc l’importance des liens entre divers lieux d’habitation au fil des années. Ainsi, grâce aux aéroports, les gens d’affaires d’une ville comme Toronto peuvent avoir plus d’affinités avec Londres qu’avec, disons, un village dans le nord de l’Ontario, pourtant plus proche. Pour reprendre l’exemple de Michilimackinac, bien que sous le Régime français ce poste était à plus d’un mois de voyage en canot de Montréal, l’absence de postes importants entre les deux les rendait voisins, relativement parlant, comme deux îles situées dans un océan de forêt. Aujourd’hui, Michilimackinac s’est effacé de la conscience des Montréalais, leur monde s’étant rapetissé pour inclure les nouvelles villes dans leur voisinage immédiat ou bien des destinations internationales comme Paris, facilement joignables par avion. Qui aujourd’hui se doute des liens intimes qui liaient la métropole québécoise de 1,75 million de citadins à ce village du Michigan, aujourd’hui habité par 795 âmes tout au plus, sur lequel dépendait pourtant l'économie montréalaise?

Le fort Détroit n'est plus
qu'un stationnement sous
le siège de General Motors.
Pour étudier la géographie de la Nouvelle-France, il faut donc nécessairement faire abstraction de notre géographie actuelle, de nos impressions qui y sont rattachées et avoir une bonne imagination pour reconstituer et repenser le passé. Après tout, 250 ans de développement humain ont irrévocablement changé le monde physique du Régime français. Par exemple, la plupart des forts français ont cédé au « progrès », comme l’emplacement du fort Détroit qui n’est plus qu’un stationnement pour le siège de General Motors. Certes, certains postes français comme Carillon ou Michilimackinac survivent aujourd’hui, largement reconstruits et devenus des curiosités touristiques. Beaucoup d’autres quant à eux ont été abandonnés et absorbés par la nature. Mais le plus grand changement lequel il faut tenir compte pour comprendre le développement de la Nouvelle-France est notre relation aux lacs et rivières. Aujourd’hui, l’hydrographie échappe à notre conscience populaire. Avec l’amélioration des réseaux terrestres, qu’il s’agisse de chemins de terre ou chemins de fer, nous avons oublié notre relation intime avec les lacs et rivières du continent, à quelques exceptions près. Par exemple, même si la vue du fleuve Saint-Laurent à partir de la terrasse Dufferin à Québec continue d’évoquer des émotions vives, qui parmi nous peut réellement affirmer l’avoir remonté ou descendu? Par voiture ou par autobus, par train ou par avion, le voyageur d’aujourd’hui n’aura jamais l’impulsion première de naviguer pour se déplacer dans la province, encore moins le pays. L’effacement du rôle de l’eau s’est généralisé en Amérique du Nord : sauf pour le plaisir ou le commerce, on ne navigue plus les rivières, nous les traversons. En empruntant le pont, la rivière ne devient plus qu’une curiosité dans la conscience du voyageur, rapidement oubliée. Certes, un fleuve imposant comme le Saint-Laurent ou le Mississippi réussit toujours à impressionner et s’attirer le respect par sa largeur, mais que dire d’une mince rivière comme la Saint-Joseph? Combien de milliers de conducteurs franchissent ses méandres au Michigan et en Indiana, la remarquant à peine, sans se douter qu’à l’époque, il s’agissait d’une des routes les plus importantes reliant le Canada à la Louisiane? Même la place mentale accordée à la toponymie a changé. Le Saint-Laurent, la Saint-Joseph, le Mississippi, Ontario, Érié, Huron, Michigan, Supérieur… autant de rivières, de lacs et de ruisseaux qui servaient de chemins à l’époque de la Nouvelle-France, maintenant remplacés dans notre lexique routier par des voies aux noms sans mérite lyrique comme la 20, la 40, la 401… Même phénomène pour les routes de terres, où Braddock’s Road devient la U.S.-40, la Sauk Trail devient la U.S.-12 et la Great Carrying Place devient la 90 entre Schenectady et Utica… Dans plusieurs instances, le pragmatisme cartographique a remplacé la mémoire populaire de ces voies.

Mais à y penser, étudier le rapport entre les Habitants du Régime français et la géographie nous en enseigne autant sur la nôtre… Il y a vraiment de quoi dire sur notre relation avec le territoire et les moyens choisis pour voyager. Nos déplacements reflètent une société de plus en plus mondialisée, obsédée avec l’empressement et l’efficacité. Nous vivons peut-être dans un village global, mais l’efficacité du voyage a réduit notre intimité avec le pays. J’ose dire, nous ne voyageons pas pendant nos vacances, on se transpose pour aboutir quelque part, sans connaître le pays au-delà des stations-service ou des aéroports rencontrés en chemin. Au contraire, à cause du temps nécessaire pour se déplacer, les voyageurs à l’époque coloniale apprenaient à découvrir le pays entre leur lieu d’origine et leur destination (en passant, je vous suggère cette courte lecture amusante, un des plus beaux exemples de journal de voyage qui me vient à l’esprit : « Madame Knight’s Journal. A Woman Travels to New York, 1704 », dans Howard H. Peckham (éd.), Narratives of Colonial America. 1704-1765, Chicago, R. R. Donnelley & Sons Company, 1971, p. 5-49.). Moi-même, je cherche autant que possible de faire la même expérience si j’ai le temps. Par exemple, malgré les inconvénients, j’adore prendre le train. Mes lecteurs réguliers savent que je suis un grand romantique qui adore regarder le paysage défiler devant ma fenêtre, en pleine réflexion sur le territoire et son occupation. Contrairement à l’autoroute, la plupart des chemins de fer traversent en plein centre des villes et villages en chemin. En guise de conclusion à ce petit billet où je réfléchissais tout haut, je vous invite donc lors de vos prochaines vacances à faire de même et d’emprunter un moyen de transport autre que l’automobile ou l’avion, ou simplement d’emprunter des routes scéniques et historiques plutôt que l’autoroute, question de renouer avec l’espace entre votre point de départ et votre destination.

Voyageurs, par Frances Anne Hopkins, 1869

25 February 2014

Trains, History, and Writing

My travel companion admiring the vistas
Photo: Joseph Gagné 2013
As I am writing my doctoral thesis on the logistics linked to communications in mid 18th century New France, I am constantly haunted by questions like these:

- How efficiently did news travel from fort to fort?

- What geographic challenges had to be overcome to communicate between factions of the French army?

- How did people back then experience and conceive of distance and time?

Regarding this last point, I can’t help but stress that today we have a very different relationship between these two things. I am under the impression that though travel time between destinations has considerably shortened thanks to planes, trains, and automobiles, distance, paradoxically enough, has increased.

Think about it: under the French Regime, human settlements were spread out, but few. Considering the most effective method of travel was by following natural waterways, people did not blink at the thought that it took 40 days to travel between Montreal and Michilimackinac (Mackinaw City, Michigan). They just did it. Today, however, people squirm at the thought of going from Québec to Montreal (a mere three hour drive, instead of a few days by canoe).

Time and distance are therefore relative. We do not have the same relationship with them today as we did 250 years ago, just as a country boy like me from Northern Ontario doesn’t have the same perspective on travel as someone from a metropolitan area (to use the Quebec-Montreal example once more, I personally find that a 3 hour drive is short. That’s about the amount of travel time between my hometown and the next town over). Studying the perception of time and distance in New France, therefore, pushes me to try and experience the colonial reality as best as I can.

Fort Carillon (Ticonderoga) viewed from aboard Amtrak
Photo: Joseph Gagné 2012
How do I do it?

By far, my favourite method is by taking the train.

Ok, ok, I admit trains did not exist in colonial days. But for today’s busy and rapid modern world, the train offers a more personal, intimate relationship with distance and travel. As I travel Canada and the U.S. by rail, I love taking my time to experience sights that are often more beautiful than anything experienced by highway. I also love making new travel companions along the way, which you simply can’t enjoy nearly as much on airplanes (too quick) or by bus (too uncomfortable).

And I love writing on the train.

I cannot praise the train enough for getting my creative juices flowing. I can’t imagine greater pleasure than writing poetry aboard VIA Rail while admiring the boreal forests in Northern Ontario, or writing about the French and Indian war aboard Amtrak while gazing in awe at the beauty of the Appalachian Mountains and Lake Champlain. Like the voyageur river routes of old, there is something nostalgic, almost romantic about being on board a train, whether I’m travelling the Montreal-New York corridor or doing the full north-south stretch from Chicago to New Orleans.

But why should a historian travel if he now has online access to most of his sources? Despite our digital age, travel should not be crossed off the list of duties expected from the student of history. Travel permits to acquaint one’s self with geographic realities you can’t grasp from simply reading an atlas. Likewise, the digital age will never replace the need to touch and personally examine your most important source material on site. And besides, thanks to our digital age, a historian has less and less excuses not taking his work with him on the road! To illustrate the point, here is an excerpt from my travel journal:
My favourite Amtrak line: along Lake Champlain
[…]I love being able to walk about freely between wagons to stretch my legs and meet fellow travelers. Stories are swapped, smiles shared, and overall ecstasy over the scenery becomes a communal experience. The train also offers a more comfortable opportunity to sit down to catch up on reading and writing (as I am coincidentally doing composing these lines). Travelling owners of laptops or tablets are particularly lucky: on board access to the internet is becoming more and more common. I never cease to be amazed by the constant evolution of technology.

Yet, to paraphrase Louis CK, everything is incredible and no one cares! I find it is extremely important to never take this fact for granted and to remember how far we’ve come as a global community. As a historian, I find it extremely humbling to think of the amount of work our predecessors had to confront to do their research. A perfect example is the fact that until recently, the New France historian in North America was dependant on microfilmed French archives. Not only where they only available in Québec or in Ottawa, but the researcher had to hope the copy he was consulting was legible. Should any microfilm be damaged or badly photographed, the unfortunate historian had to write, or even travel, to France, either process requiring considerable time and money. Today, distance is often shortened to a mere click of the mouse.

I recall one case that made me marvel at my luck of being born in this era: midway through my master's thesis, I came upon an old word of which I didn't know the definition. My dilemma was quickly resolved by simply hopping online to browse the French national library’s website, tracking down the 1762 dictionary of the Académie de la langue française, and finding my mystery word. Within a few clicks, I had my answer.
Then it dawned on me: I was travelling back from Montréal to Québec, on a VIA Rail train whizzing by at a hundred kilometers an hour on agricultural land, and I was consulting a book technically thousands of kilometers away. Isn't technology awesome?
Now that I've spent the past years travelling and writing aboard VIA Rail and Amtrak, I've just learned that the latter is launching an informal “authors in residence” program. I sure hope I can garner a bit of their attention and have my own shot at travelling and writing once more across the continent to continue experiencing the span and beauty of the land. Here’s looking at many more adventures on board as I am writing my thesis!

P.S. Enjoy this video I made a few years back with old equipment (I now own a better camera and computer) for my first Amtrak ride between Quebec and Illinois.

31 October 2013

Joyeuse Halloween!



Joyeuse Halloween à tous ceux et celles qui lisent mon blogue! J'aimerais m'excuser: je voulais vraiment vous écrire un blogue sur les histoires de fantômes de la Nouvelle-France, mais je suis vraiment dans le jus: j'ai deux travaux à remettre pour mes séminaires doctoraux, un atelier de paléographie à préparer, des articles à écrire pour ci et pour ça, bref... J'espère me faire pardonner en vous donnant quand-même l'image que j'ai "photoshoppé" pour l'occasion à partir du dessin original de Dirk Gringhuis, parut originalement dans son livre Were-Wolves and Will-O-The-Wisps: French Tales of Mackinac Retold (Mackinac Island, Michigan, Mackinac State Historic Parks, 1974. 105 p.). 
Entretemps, je vous partage le lien à l'émission de radio à Catherine Ferland du samedi dernier où j'ai eu l'occasion à nouveau de parler de lycanthropie dans un cadre colonial : http://cferland.wordpress.com/tu-parles-dune-histoire/emission-du-26-octobre-2013-halloween/
Ne mangez pas trop de friandises!

14 August 2013

Le billard dans les bois

La partie de billards, par Jean-Baptiste Chardin, vers 1725.
Musée Carnavalet de Paris.
Source: Wikipaintings
Le billard se trouve parmi les passe-temps les plus populaires en Nouvelle-France. « En grande vogue en France » sous Louis XIV, selon Pierre-Georges Roy, « Les anciennes archives judiciaires de Québec et de Montréal contiennent de nombreuses pièces qui prouvent hors de tout doute possible que le billard était assez en vogue dans la colonie dès le milieu du dix-septième siècle. Dès les premières années du dix-huitième siècle, il y avait des salles de billard publiques à Québec et à Montréal. » (Roy, p. 244).

C’est le cas d’ailleurs dans le Pays d’en Haut. Détroit, par exemple, possède au moins un « billard », c’est-à-dire une salle de billards. Toutefois, des individus peuvent posséder leur propre table aussi, à y croire cette lettre d'un certain Pierre Monbron de Michilimackinac que j'ai trouvée aux archives du Chicago History Museum :
 Ma chere anfant 
J’espere vous donner encore de nos nouvelles bientost mais an attandant je profite de celle de Mr Laverandry pour vous souhaiter une scanté aussi parfaite que la nostre[.] j’ay remit un certificat a [d’etailly/d’etailles] et comme il est dans le chagrin pour la perte de son epouse voudray bien vous en charger et tachés de le faire payer sur qcoy je vous prie de m’envoyer trois ou quatre jeux de Bille de Billard coute que coute parce que n’a nayant pas cela me foit grand tord et si vous pouvez m’en envoyer davantage vous me feray encore plus de plaisir vous pranderay nostre payement et le reste vous pouray vous en servir jusqu’a nouvel ordre vous [m’en] [obligeray] [fort] si cela [se peu] vous [le] remetray a Mr Lamagdelaine ou a [guioffon/guiosson] je crois qu’il se feront un plaisir de san charger 
je finis en vous priant de faire nos compliment a Mr [Guivaud/Guivard] et a [Msd] Rabat et Getant et an attandant le plaisir de recevoir de nos nouvelles et en ambrassant nostre petite famille de tout nostre coeur a qui nous souhaitons aussi une parfaite santé nous sommes et seront toujours 
Vostre chere pere et mere Monbron [et cecile] cousinot 
De Michelimakinac ce 20 7bre 1756
Je n'ai pas pu identifier l'auteur de cette lettre, outre l'avoir retrouvé dans les registres paroissiaux du fort. Est-ce que sa commande est pour utilisation personnelle? Ou bien pour la revente au fort? Mystère.

Première page de la lettre de Monbron

Sources et suggestions de lecture :
  • Le 20 septembre 1756. Lettre de Pierre Monbron et de son épouse, à Michillimakinac, à leur fille. Chicago History Museum. French America Collection. Box 4. Folder 313.
  • BLAIS, Jean-François. 104 Histoires de Nouvelle-France, Épisode 008: Le billard en Nouvelle-France, baladodiffusion, le 24 novembre 2008. Lien.
  • MASSICOTTE, E.-Z., «Le jeu de billard sous le régime français», Bulletin de recherches historiques,Vol. XXIII, 1917, pp. 153-154. Lien. 
  • ROY, Pierre-Georges, «Le billard sous le régime français», dans Petites choses de notre histoire, Vol. III, Lévis, 1919, pp. 242-247. Lien.