"Ce projet est le résultat d'un atelier de deuxième cycle à l'Université de Sherbrooke sous la direction de Tristan Landry. Il s'agit d'une réalisation de Joshua L.J. Vachon, Antoine Gauthier-Trépanier, Anthony Trouilhas et Hubert Cousineau, quatre étudiants en Histoire avec concentration en informatique appliquée."Je vous invite à prendre connaissance de leur site web et d'en apprendre plus sur ce charmant fort à cette adresse: https://chambly.historiamatica.ca/ (vous pourrez également y manipuler le modèle).
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27 January 2020
Vauban en Amérique
La puissance du 3D permet de visiter des endroits et d'en avoir une bonne impression à distance. Récemment, Historiamatica ont créé un modèle du fort Chambly que vous pouvez visionner ci-dessous. Je cite:
05 September 2016
Artillerie, Rangers et la grande route
Question de
terminer l'été sur une bonne note et de nous gâter un peu avant le début du
nouveau semestre, moi-même et deux amis avons pris la route pour les
États-Unis. Notre destination: le fort Carillon, ou Ticonderoga, pour y voir
une exposition sur l'artillerie du XVIIIe siècle. Nous avions une
excellente raison d'y aller à part l'intérêt intrinsèque du sujet: l'an
dernier, en préparant l'exposition, le fort Ticonderoga avait embauché ma
copine, Cathrine, pour y mener de la recherche sur les affûts d'artillerie.
Il était
donc bien temps de voir le fruit de ses efforts avant la fin de l'exposition en
octobre!
C’était le gros
départ le lundi 29 août à bord de notre voiture louée. Au déplaisir de Michel, le
troisième mousquetaire de cette aventure, je n'ai pas pu faire jouer la trame
du film Le dernier des Mohicans puisque l'automobile n'était compatible
qu'avec le iPhone et non mon Android…
| Quel paysage magnifique! |
Qu'importe: à défaut d'une piste sonore envoûtante, on se laissait autant emporter par la beauté du paysage. Bien qu'il s’agisse de ma quatrième visite dans le nord de l'état de New York, je suis toujours impressionné par les Appalaches et ses énormes conifères.
Premier arrêt: le cimetière de Ticonderoga où on admirait les pierres tombales de colons américains. Tâche difficile puisque plusieurs des pierres, et non que les plus anciennes, étaient érodées par le temps et les éléments. Il est intéressant à noter que plusieurs des premiers colons américains arrivés dans cette région étaient des vétérans de la guerre de Sept Ans, installés ici sans savoir que les terres appartenaient d'abord aux seigneurs canadiens. (À ce sujet, voir mon article « Entre revendication et résignation : Les seigneuries du lac Champlain et la frontière new-yorkaise, 1763-1783 » dans Benoît Grenier et Michel Morissette, dir. Nouveaux regards en histoire seigneuriale au Québec. Québec, Septentrion, 2016. pp. 61-91.)
| Charles Keck, 1924: "To commemorate the
successive struggles in and about Ticonderoga by the Indian - French - Englishand American nations" |
Pour les
deux prochains soirs, nous logions au Circle Court Motel. Il s'agissait d'un
des endroits les moins chers où rester à Ticonderoga. La plupart des autres
hôtels chargeaient des prix au-dessus de 200$ par nuit. (À noter que ces prix
baissent souvent de moitié l'automne arrivé). Au milieu du rond-point en face
du motel se dresse une superbe statue dédiée « À commémorer les luttes
successives à et autour de Ticonderoga par les nations indienne, française,
anglaise et américaine. »
Le
lendemain, ce fut le plaisir de retrouver ce cher fort Carillon, où Montcalm y
gagna sa plus brillante victoire en Amérique. Cette année, toutefois,
l'organisation du fort soulignait l'an 1777 et la Révolution américaine. Il est
à noter que le fort alterne chaque année entre une année de la guerre de Sept
Ans et une année de la guerre d'Indépendance américaine, question de bien
représenter les deux périodes et en offrant une nouvelle expérience aux
visiteurs qui reviennent.
L'exposition
sur l'artillerie ne nous a certainement pas laissé sur notre faim! Intitulée
« The Last Argument of Kings: The Art and Science of 18th-century
Artillery », le montage exhibait les plus belles pièces d'artillerie des
collections du fort. D'ailleurs, il fut intéressant de découvrir qu'en ce
moment, le fort contient plus de canons qu'à n'importe époque précédente grâce
aux nombreuses acquisitions au fil des années.
Plusieurs
des pièces avaient toute une histoire qui leur était rattachée, en particulier un
mortier fendu (voir la légende dans l'image). Outre les divers modèles de canon
présentés, on y retrouvait des reproductions d'iconographie tirées de divers
mémoires d'artillerie, dont de Saint-Remy. Bref, la visite fut très agréable et
instructive.
Et comment
ne pas terminer notre passage à Ticonderoga sans gravir le Mont Défiance juste
en face du fort? (Dis-je en l'ayant raté lors de mes trois dernières visites au
fort…) Et quelle vue spectaculaire! Il faut vraiment se demander toutefois ce
que Michel Chartier de Lotbinière pensait lorsqu'il choisit l'endroit pour
construire le fort Carillon en 1755… Comme l'Histoire le démontrerait, le mont
Défiance (appelé le Pain-de-Sucre par les Français) et sa position élevée en
faisait l'endroit parfait d'où viser son artillerie sur le fort…
Un repos
bien mérité sur une plage du lac George (anciennement le lac Saint-Sacrement)
terminait la soirée. Sur l'autre berge, juché sous un superbe coucher de
soleil, se tenait Rogers' Rock. Selon la légende, le célèbre Robert Rogers, mis
en déroute par un parti composé de Français, de Canadiens et d'Amérindiens, dû
s'échapper en glissant le long de ce promontoire. Fait réel? Une autre
exagération comme il en existe tellement dans la biographie de Rogers? Mystère.
Outre la
baignade, Cathrine et Michel s'amusaient à construire leur propre château de
sable, ou plutôt, leur fort de sable.
Pour notre
dernière journée dans la région, immédiatement au lever nous nous sommes dirigés
vers le village de Fort Edward pour y explorer un peu avant de visiter le
village de Lake George. Nous sommes tombés accidentellement sur un superbe
petit musée dédié à Rogers' Island.
Ce petit gem que nous ne connaissions pas porte à la fois sur l'histoire de
Rogers' Island (le lieu où les Rogers' Rangers étaient entraînés), le fort
Edward et l'histoire de Jane
McCrae. Artefacts, dioramas et maquettes étaient au rendez-vous. En tout,
un beau petit musée qui vaut bien la peine d'y entrer.
| Fort Geoge, lac George. |
| William Johson et King Hendrick. Photo: Cathrine Davis |
| Statue d'Isaac Jogues. Photo: Cathrine Davis |
Avant que la
journée progresse trop, nous sommes allés visiter le parc du fort George, près
du fort William Henry dans le village de Lake George. Malgré mes nombreuses
visites, j'ai eu la surprise de découvrir la superbe statue dédiée au père Isaac Jogues,
celui qui rebaptisa le lac Andiatarocte du nom de Saint-Sacrement (et plus tard
rebaptisé à nouveau par William Johnson sous le nom de Lake George).
| La reproduction d'une barque britannique (mais au design français?) au lac Champlain. Photo: Cathrine Davis |
| Photo: Cathrine Davis |
Enfin, sur
le chemin du retour, nous avons fait un petit détour pour visiter le Lake Champlain Maritime Museum au Vermont, à 20
ou 30 minutes de route du pont Champlain. Si le musée négligeait le Régime
français au profit de la Révolution américaine, on y trouvait néanmoins la
reproduction d'une barque coulée en 1758. Mon plus grand chagrin fut qu'on manquait
de temps pour vraiment profiter du musée.
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14 August 2013
Le billard dans les bois
![]() |
| La partie de billards, par Jean-Baptiste Chardin, vers 1725. Musée Carnavalet de Paris. Source: Wikipaintings |
Le billard se trouve parmi les passe-temps les plus populaires en Nouvelle-France. « En grande vogue en France »
sous Louis XIV, selon Pierre-Georges Roy, « Les anciennes archives judiciaires
de Québec et de Montréal contiennent de nombreuses pièces qui prouvent hors de
tout doute possible que le billard était assez en vogue dans la colonie dès le
milieu du dix-septième siècle. Dès les premières années du dix-huitième
siècle, il y avait des salles de billard publiques à Québec et à
Montréal. » (Roy, p. 244).
C’est le cas d’ailleurs dans le Pays d’en Haut.
Détroit, par exemple, possède au moins un « billard », c’est-à-dire une salle de
billards. Toutefois, des individus peuvent posséder leur propre table aussi, à y croire cette lettre d'un certain Pierre Monbron de Michilimackinac que j'ai trouvée aux archives du Chicago History Museum :
Ma chere anfant
J’espere vous donner encore de nos nouvelles bientost mais an attandant je profite de celle de Mr Laverandry pour vous souhaiter une scanté aussi parfaite que la nostre[.] j’ay remit un certificat a [d’etailly/d’etailles] et comme il est dans le chagrin pour la perte de son epouse voudray bien vous en charger et tachés de le faire payer sur qcoy je vous prie de m’envoyer trois ou quatre jeux de Bille de Billard coute que coute parce que n’a nayant pas cela me foit grand tord et si vous pouvez m’en envoyer davantage vous me feray encore plus de plaisir vous pranderay nostre payement et le reste vous pouray vous en servir jusqu’a nouvel ordre vous [m’en] [obligeray] [fort] si cela [se peu] vous [le] remetray a Mr Lamagdelaine ou a [guioffon/guiosson] je crois qu’il se feront un plaisir de san charger
je finis en vous priant de faire nos compliment a Mr [Guivaud/Guivard] et a [Msd] Rabat et Getant et an attandant le plaisir de recevoir de nos nouvelles et en ambrassant nostre petite famille de tout nostre coeur a qui nous souhaitons aussi une parfaite santé nous sommes et seront toujours
Vostre chere pere et mere Monbron [et cecile] cousinot
Je n'ai pas pu identifier l'auteur de cette lettre, outre l'avoir retrouvé dans les registres paroissiaux du fort. Est-ce que sa commande est pour utilisation personnelle? Ou bien pour la revente au fort? Mystère.De Michelimakinac ce 20 7bre 1756
![]() |
| Première page de la lettre de Monbron |
Sources et suggestions de lecture :
- Le 20 septembre 1756. Lettre de Pierre Monbron et de son épouse, à Michillimakinac, à leur fille. Chicago History Museum. French America Collection. Box 4. Folder 313.
- BLAIS, Jean-François. 104 Histoires de Nouvelle-France, Épisode 008: Le billard en Nouvelle-France, baladodiffusion, le 24 novembre 2008. Lien.
- MASSICOTTE, E.-Z., «Le jeu de billard sous le régime français», Bulletin de recherches historiques,Vol. XXIII, 1917, pp. 153-154. Lien.
- ROY, Pierre-Georges, «Le billard sous le régime français», dans Petites choses de notre histoire, Vol. III, Lévis, 1919, pp. 242-247. Lien.
18 March 2013
Rassemblement de la milice au fort Saint-Joseph
Voici un court documentaire (27 minutes) au sujet de la reconstitution historique annuelle au fort Saint-Joseph au Michigan. Peut-être y reconnaîtrez-vous quelqu'un? ;)
Informations supplémentaires :
- Fort St. Joseph Archaeological Project : http://www.wmich.edu/fortstjoseph/
- Fort St. Joseph: Support The Fort : http://www.supportthefort.net/
- Patrimoine français du fort Saint-Joseph au Michigan : http://www.ameriquefrancaise.org
20 February 2013
De la viande fraîche pour le fort Saint-Joseph!
Photos: Joseph Gagné 2012
Mémoire de ce que moy Menard a fourni au Roy, [par/pour] La Subsistance des gueriers.
Scavoir
# s d[*]
Du 1.r [Aoust]… 1. chevreuil entier… 6
Du 2.e [oust]… 2 pieces de viande a 3/.10s 7
Du 3.e [oust]… 1 chevreüil 6
Du 4.e [oust]… 1 piece de viande 3. 10.
Du [5]e [oust]… la moitié d’un chevreuil 3.
25.# 10.s [0].d
fait a S.t Joseph ce cinq.e Aoust. Mil Sept cent trente neuf.
Nous capitaine commandant Le partie que Monsieur Le General envoit par Misilimakina, a Monsieur de Bienville Et nous Lieutenant commandant a S.t Joseph, certifions que françois Mesnard a fait Les fournitures Cy dessus pour la Subsistance des guerriers, pendant qu’ils ont été a S.t Joseph, pour Le payement des qu’elles il Luy est dû La Somme de Vingt cinq Livres Dix Sols, fait a S.t Joseph. Le Sept.e Aoust Mil Sept cent trente neuf. Signé, Celerons, coulon de villier a eu Signé Beauharnois. Pour Copie Varin.
* # = livres, d = deniers, s = solsSource : Archives des Colonies, Series C11A, Vol. 78, Folio 283.
Pour plus d'informations sur les fouilles archéologiques au fort Saint-Joseph, visitez : http://www.wmich.edu/fortstjoseph/ et http://www.supportthefort.net/.
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29 October 2011
Voyage aux Illinois 2011
Voici un résumé de mon voyage aux Illinois cette année dans le cadre d'une conférence du Centre pour l'étude du Pays des Illinois :
23 August 2011
Un premier vidéo pour ce blogue
Je ne sais si ce blogue contiendra beaucoup de vidéos, mais je crois qu’un bon début est de montrer un échantillon de mes nombreuses photos de voyage. Effectivement, lorsque je le peux, je tente de visiter le plus de forts et de postes possibles.
Ces visites sont inestimables : il y a certaines observations qu’on ne peut faire que sur le terrain. Par exemple, j’ai déjà eu une discussion avec un autre collègue sur la raison pourquoi le poste de Michipicoten n’a pas été construit à l’embouchure de la rivière du même nom sur le lac Supérieur. Pourtant, les cartes n’indiquent rien qui y empêche son emplacement… Mystère et boule de gomme.
Une fois sur les lieux, néanmoins, on réalise rapidement qu’en canot, le courant est fort et le vent des Grands Lacs fouette la côte. L’emplacement du poste était donc choisi par rapport à la limite de ces deux facteurs, soit plus loin de l'embouchure de la rivière. Bien installé à l’abri du vent, le commandant du poste pouvait donc traiter confortablement avec sa clientèle!
À la revoyure!
N.B. Je n'ai pas pu résister : vive la trame sonore du Dernier des Mohicans!
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