J'ai récemment eu le très grand plaisir d'assister à la conférence de mon ami et collègue François Lafond au sujet de l'utilisation du Web 2.0 pour vulgariser et enseigner l'histoire à un public international. Vous pouvez écouter sa conférence ci-dessous et je vous invite également à prendre connaissance de sa chaîne à cette adresse: https://www.twitch.tv/hell_frank. Vous pouvez d'ailleurs le suivre sur Twitter à https://twitter.com/TheHellFrank. J'aimerais noter, pour ces collègues qui suivent mon blogue, que François nous démontre le type d'innovation que nous devons poursuivre dans notre domaine si nous voulons rester pertinents et présents dans notre monde numérique.
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05 August 2019
Quand le jeu vidéo enseigne l'histoire : Parcours d'un historien sur la plateforme Twitch.tv
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20 May 2019
Nouvelle base de données: Fort Ticonderoga
| Un nouvel outil pour les chercheurs! |
Le fort Ticonderoga, alias le fort Carillon (originalement érigé par les Français en 1755), est aujourd'hui géré par un organisme à but non lucratif. Celui-ci s’occupe non seulement de conserver le site qui est lié à la guerre de Sept Ans et la Révolution américaine, mais cherche également à le mettre en valeur et à promouvoir sa mission éducative. Entre autres, le fort accueille annuellement un colloque portant sur la guerre de Sept Ans au printemps ainsi qu’un autre à l’automne sur la Révolution américaine. Le fort contient également une impressionnante collection d’artéfacts et de documents, dont la plus grande collection privée de canons du 18e siècle au monde.
Sur ce dernier point, l’équipe du fort Ticonderoga a récemment mis en ligne une partie de sa base de données cataloguant ses collections. Cette année, j’ai eu le plaisir d’écouter la directrice des collections, Miranda Peters, nous présenter et expliquer l’utilisation de leur nouveau site internet. Je vous invite à mon tour à le fureter à l’adresse suivante : https://fortticonderoga.pastperfectonline.com/
Voici quelques-unes de mes pièces préférées :
- Une moitié d’un mortier de 1758
- Une gravure de Bougainville
- Une gravure Vue de la Rue des Recolets dains la haute Ville de Quebec
- Un collier pour chien
Et vous, que trouverez-vous?
13 August 2017
Ressources utiles pour déchiffrer la paléographie
Le dimanche 13 août dernier, j'animais un atelier de paléographie dans le cadre des Rendez-vous d’histoire de la Nouvelle-France. Voici quelques documents utiles évoqués pendant l'activité.
*****
Pour trouver des documents et des sources datant du Régime français, il existe des outils de recherche utiles:
- Archives de la Nouvelle-France: http://www.bac-lac.gc.ca/fra/decouvrez/exploration-colonisation/archives-nouvelle-france/Pages/archives-nouvelle-france.aspx
- Dechêne, Louise. Inventaire analytique des documents relatifs à l’histoire du Canada conservés en France au Service historique de l’Armée. Québec, Ministère des Affaires Culturelles, Vol. 1 et 2, 407 p.
- Lessard, Rénald. Guide des copies d’archives d’origine française. Québec, Gouvernement du Québec, 1990. 488 p.
- Menier, Marie Antoinette, Etienne Taillemite, et Gilberte De Forges. Correspondance à l’arrivée en provenance de la Louisiane. Tome I (articles C13 38 à 54, C13 B 1, C13 C 1 à 5). Paris, Archives Nationales, Inventaire des Archives coloniales, 1976. 479 p.
Bibliothèque et Archives nationales du Québec offrent également plusieurs outils:
- Répertoire des notaires et registres paroissiaux
- Greffes de notaires : disponibles jusqu’en 1932
- 653 greffes originaux au centre de Québec, la majorité microfilmés
- Pistard (pistard.banq.qc.ca)
- Accessible à distance
- Parchemin
- Accessible seulement dans les salles de recherche de BAnQ
- Inventaire complet des minutes notariales canadiens entre 1626 à 1789. (Bémol: que les documents originaux qui ont survécus à aujourd’hui)
- Programme de recherche en démographie historique, Université de Montréal (www.genealogie.umontreal.ca)
- Ancestry.com
- Nouvelle-France électronique (https://nouvellefranceelectronique.wordpress.com/)
- Etc.
N’hésitez surtout pas
à demander de l’aide des archivistes!
Avant de plonger dans les sources, lisez d’autres transcriptions afin de vous familiariser avec les
formules habituelles
- Par exemple : Marcel Trudel. La Nouvelle-France par les textes. Les cadres de vie. Montréal, Bibliothèque québécoise, 2011 [2003]. 399 p.
Et disponibles sur sur Gallica:
- Ferrière, Joseph-Claude. La science parfaite des notaires, ou Le parfait notaire : contenant les ordonnances, arrests & réglemens rendus touchant la fonction des notaires, tant royaux qu'apostoliques. Tome 1 / . Avec les stiles, formules & instructions pour dresser toutes sortes d'actes... Nouvelle edition. Revûë, corrigée & augmentée sur celle de feu Me Claude-Joseph de Ferriere... Par le sieur F. B. De Visme. Tome premier. Paris, Saugrain, père, libraire, 1752. 2 volumes.
- Ranconnet, Aimar. Thresor de la langue francoyse tant ancienne que moderne […] revu et augmenté... par Jean Nicot [et al]. Paris, D. Doucet, 1606
Pendant vos lectures, vous pouvez consulter ces livres de référence pour vous aider à déchiffrer la graphie difficile:
- Académie française. Le dictionnaire de l'Académie françoise, dédié au Roy. Deux tomes. Paris, Veuve J. B. Coignard et J. B. Coignard, 1694.
- Académie française. Dictionnaire de l'Académie françoise. Deux tomes. Paris, Veuve B. Brunet, 1762.
- Audisio, Gabriel et Isabelle Rambaud. Lire le français d’hier. Manuel de paléographie moderne XVe – XVIIIe siècle. Paris, Armand Collin, 2011 (1997, 1991). 278 p.
- Fournet-Fayard, Alain. Pratique de paléographie moderne. Saint-Étienne, Cedex, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2002. 150 p.
- Lafortune, Marcel. Initiation à la paléographie franco-canadienne. Les écritures des notaires aux xviie—xviiie siècles. 3 tomes. Montréal, Société de recherche historique Archiv-Histo Inc., 1982. Coll. « Méthode ».
- Lapointe, Vicky. Déchiffrer un document historique sans douleur (ou presque)- Ressources en paléographie. En ligne: http://tolkien2008.wordpress.com/ (faites une recherche pour paléographie)
- National Archives – Palaeography: Reading old handwriting 1500-1800: A practical online tutorial. http://www.nationalarchives.gov.uk/palaeography/
- Scripto (www.scripto.org)
Rappelez-vous: la paléographie requiert de la patience et de la pratique. Prenez votre temps et amusez-vous!
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09 August 2017
De l'importance des dictionnaires d'époque
En tant qu'historien, je suis spécialiste d'une époque particulière. Cela ne veut pas dire pour autant que je suis familier avec tous les particuliers de cette époque! Voici un exemple qui m'a vraiment fait gratter le ciboulot en essayant de comprendre cette anecdote de Bougainville pendant le siège du fort Carillon en 1758:
Na. Le Sr Marin avait proposé à St-Jean, de se jeter dans des bateaux sans aucun délai, d’arriver à Carillon avec du biscuit ou de la colle, de faire, en débarquant dans le bois, le cri sauvage dont les Anglais ont une grande frayeur et d’essayer par cette attaque imprévue de rompre la ligne des ennemis, s’ils nous eussent bloqués. Mais ce conseil était celui d’un jeune homme plus zélé que prudent. Nestor fut souvent obligé d’arrêter la fougue des Achille et des Ajax. (Louis-Antoine de BOUGAINVILLE, Écrits sur le Canada, Québec, Septentrion, 2003, p. 284.)
Du biscuit ou de la colle? J'imaginais mal le rapport entre des biscuits et de la colle et une attaque contre la ligne britannique...
C'est donc en vérifiant le Dictionnaire de l'Académie française de 1762 (disponible avec un moteur de recherche sur Dictionnaires d'autrefois) que j'ai percé ce mystère:
Biscuit: [...] On dit proverbialement & figurément, S'embarquer sans biscuit, pour dire, S'engager à une entreprise, sans avoir les choses nécessaires pour y réussir.
Colle: [...] On appelle Colle, parmi le petit peuple; une bourde, une menterie, & une chose controuvée à plaisir. Voilà une bonne colle, une franche colle. Il lui a donné une colle.
Bref, de toute évidence, Bougainville est donc en train d'expliquer que l'opération suggérée par le sieur Marin était un plan broche à foin, comme on dirait de nos jours!
14 June 2016
Stupeur et inquiétude : fermeture d’un centre d’archives important
| Source: MCQ |
Récemment,
nous apprenions que les « Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont
procédé, le 1er avril, au démantèlement complet de leur service de la recherche
et s’apprêtent, le 23 juin prochain, à fermer la salle de consultation de leurs
archives »1. Cette nouvelle a ébranlé non seulement le monde de
la production scientifique francophone, mais a aussi semé le désarroi chez nos
collègues anglophones2.
En
guise de réponse, Stéphan La Roche, le Directeur général des MCQ, a produit
cette lettre.
En somme, une question budgétaire est évoquée pour expliquer l’inexplicable. M.
La Roche tente par la suite de nous rassurer, sans réussir pour autant, en
tentant d’abord de justifier ces mesures et ensuite de nous démontrer en quoi
le service de recherche sera meilleur par son virement numérique…
À
quoi bon se targuer d’être une collection reconnue par l’UNESCO lorsqu’il n’est
pas permis à son contenu d’être mis en valeur par les chercheurs?
Si
mes collègues se sont déjà prononcés dans leur pétition à cet effet, j’aimerais
ici évacuer ma profonde inquiétude. Je suis en pleine session de recherche qui
doit être terminée pour 2017 alors que j’entamerai la période de rédaction de
ma thèse doctorale. Pour mes lecteurs qui ne sont pas au courant, je travaille
présentement sur le renseignement pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763).
Parmi les centres d’archives que je dois consulter, les collections du Centre
de référence de l’Amérique française des MCQ sont parmi les plus précieux. À
lui seul, le fonds
Viger-Verreau contient de nombreux journaux et correspondances militaires
nécessaires pour l'achèvement de ma thèse. Sans ces collections, elle sera non
seulement appauvrie par l’absence de ces riches sources, mais perdra aussi de
son originalité. Pour ne nommer que quelques fonds que je comptais consulter
cet été :
- Beauharnois, Charles. Correspondance. 1741-1747.
- Boucher de La Perrière, François-Clément. Documents militaires, correspondance avec Varin, Vaudreuil et Bizon. 1694-1808.
- De Muy, Pierre-Charles. Documents militaires et financiers, correspondance de Hocquart, de D’Auteuil, et de Bigot. 1727-1799.
- Dubreuil, François LaCorne. Correspondance de famille. 1760-1801.
- Le Gardeur de Saint-Pierre, Jacques. Correspondance avec Beauharnois. 1731-1754.
- Margane de Lavaltrie, Pierre. Correspondance avec Vaudreuil et Périnault. 1741-1794.
- Marin De La Malgue, Pierre-Paul. Correspondance de Duquesne et de Joncaire. 1753-1755.
- Pécaudy de Contrecœur, Pierre. Correspondance, documents relatifs à sa famille. 1720-1767.
Bref,
comment puis-je espérer avoir accès à ces documents qui me sont d’une
importance primordiale alors qu’on ferme les portes de ce trésor national et qu’on
demeure évasif sur le retour de leur consultation?
Je
profite également de ce billet pour dénoncer le changement d’horaire qui a eu
lieu l'hiver dernier au Musée de l’Amérique francophone, institution des MCQ.
Pour mes lecteurs qui ne le savent pas encore, la direction a cru bon de
limiter aux fins de semaine seulement les heures d'ouverture d’hiver de
l’institution, et pour les archives, un jour par semaine seulement. Ceci a eu
un impact considérable pour la ville de Québec. Chaque année, j’accueille chez
moi des collègues de l’Ontario et des États-Unis en visite pour consulter les
archives des MCQ. Les sujets qu’ils étudient sont nombreux : la guerre, la
mode, les maladies, la religion, la sorcellerie sous le Régime français, le
Pays des Illinois, le Pays d’en Haut, la Louisiane et j’en passe. Je peux
confirmer que certains collègues se sont vus forcés d’annuler leurs plans de
visiter Québec pendant l’hiver, leur seule période disponible pour voyager, en
constatant ces heures d’ouvertures limitées. Que dire donc de ces collègues qui
n’auront plus du tout accès, été comme
hiver, à leurs sources primaires? On peut facilement deviner l’impact que ces
heures d’ouverture limitées auront sur l’économie locale par l’étouffement du
tourisme historique et des séjours de recherche. Après tout, le tourisme à
Québec se fonde sur l’histoire et le patrimoine de la ville. Si on ne protège
pas ce patrimoine et qu’on ne le met pas en valeur, on se met à dos non
seulement nos visiteurs potentiels mais aussi la reconnaissance de l’UNESCO.
Compte
tenu du peu de temps qu’il me reste pour compléter ma recherche doctorale dans
la prochaine année, je prie Monsieur le Directeur et le conseil
d'administration des MCQ de réviser leur décision rapidement, car celle-ci a eu
un impact concret sur la recherche de professionnels d’ici et d’ailleurs. Du
même souffle, j’invite mes lecteurs à écrire non seulement aux MCQ pour appuyer
la réouverture des archives, mais également à leurs députés pour s’assurer d’un
financement adéquat de cette précieuse institution.
Joseph
Gagné
Historien
et doctorant à l’Université Laval
Notes
et sources :
- Hébert, Karine, Martin Pâquet et Sophie Imbeault. « Les Musées de la civilisation : une institution publique ou un entrepôt numérique? » Argument 2016 - Exclusivités web 2016, (juin 2016). En ligne : http://www.revueargument.ca/article/2016-06-07/672-les-musees-de-la-civilisation-une-institution-publique-ou-un-entrepot-numerique.html
- Peace, Thomas. « Shuttering Archives: A UNESCO Recognized Collection to Close its Doors to the Public ». ActiveHistory.ca, (6 juin 2016). En ligne : http://activehistory.ca/2016/06/closing-of-the-french-america-reference-centre/
La Roche, Stéphan. « Archives
et recherche aux Musées de la civilisation : des inquiétudes du milieu ». Musée de la Civilisation (7 juin 2016). En
ligne : http://blogues.mcq.org/blog/2016/06/07/archives-et-recherche-aux-musees-de-la-civilisation-des-inquietudes-du-milieu/
02 October 2015
Boréalia
Bonjour chers lecteurs(trices),
J'aimerais vous inviter à prendre connaissance du nouveau blogue Borealia. Ce dernier se décrit ainsi:
The goal of Borealia is to provide an energetic, professional, and respectful space for conversation about research and teaching in early Canadian history. We believe that a dedicated forum for discussion, alongside broader historical associations and publications, will nurture informal networks of scholars and will demonstrate the vitality of the field among colleagues and the public. Borealia (“northern”) is a title expansive enough to take in the breadth of our field. We are interested in all regions of what eventually became Canada, to about 1867, and connections to the wider world. We hope our contributors will reflect the diversity of our field, encompassing cultural, intellectual, political, religious, economic, and other perspectives, and will come from every stage of academic careers. We will strive to have content in both English and French.J'invite donc mes collègues professionnels à se joindre à la liste des collaborateurs pour fournir un contenu français! En espérant vous lire bientôt,
-Jos
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03 September 2015
Archives Canada-France: BACK, BABY! (Genre...)
Après le cri de cœur de la communauté historienne (lire la pétition ici), le portail Archives Canada-France est de retour! Dorénavant nommé Archives de la Nouvelle-France et hébergé par Bibliothèque et Archives Canada, nous avons le plaisir de retrouver ce qui est sans doute l'outil numérique le plus important pour le chercheur de la Nouvelle-France.
Néanmoins, je suis navré de constater que la nouvelle incarnation du portail n'est pas optimisée comme l'était son prédécesseur. Voici quelques observations qui, espérons-le, seront remédiées à l'avenir:
- Il n'est pas possible d'organiser les résultats de recherche chronologiquement
- La liste de résultats n'affiche pas les résumés des documents (à moins de cliquer sur un résultat)
- Le mot clé n'est pas surligné automatiquement dans le résumé
- La liste méthodique des fonds ne semble pas si méthodique (je me fie sur la liste des Correspondance à l'arrivée en provenance des colonies aux ANOM)
Et sans doute mes lecteurs remarqueront d'autres différences qui m'auront échappées. Néanmoins, je dois dire que le lecteur d'image semble mieux fonctionner de loin que son prédécesseur. Sur cela, chapeau.
Cependant, il semblerait que ces quelques heurts soient temporaires. Le portail fait toujours l'objet d'améliorations. D'ailleurs, si je ne m'abuse, les administrateurs du site demandent qu'on leur soumette toute suggestion qui pourrait servir à améliorer le site.
En espérant y voir développer un site encore meilleur que l'ancien portail!
Et vous? Que voudriez-vous y voir amélioré?
SUIVIS: Voici le message officiel annonçant le retour du portail:
Jean-François Cantin, coordonnateur
Institut d'histoire de l'Amérique française
a/s: Département d'histoire
Université de Montréal
C.P. 6128, succursale Centre-ville
Montréal QC H3C 3J7 Canada
Téléphone: (514) 343-6111 (poste 41334)
Télécopieur: (514) 343-2483
Courriel: ihaf@ihaf.qc.ca
Site Web: http://www.ihaf.qc.ca
SUIVIS: Voici le message officiel annonçant le retour du portail:
Cher(e)s membres,
M. Guy Berthiaume, Bibliothécaire et Archiviste du Canada, vient de transmettre l'information suivante à l'IHAF:
"Chers collègues,
Il me fait grand plaisir de vous informer que les données autrefois accessibles grâce au portail Archives Canada France sont de nouveau disponibles à l’adresse suivante :
Veuillez noter qu’il s’agit d’un site intérimaire. Nous sommes à travailler avec les Archives de France et BAnQ à améliorer le portail et une annonce officielle viendra diffuser sa nouvelle facture.
Merci de diffuser dans vos réseaux.
Pour toute information supplémentaire, adressez-vous à Marc Houle (marc.houle@bac-lac.gc.ca)
Guy Berthiaume
Bibliothécaire et Archiviste du Canada"
Merci de diffuser dans vos réseaux,
Cordialement,
Institut d'histoire de l'Amérique française
a/s: Département d'histoire
Université de Montréal
C.P. 6128, succursale Centre-ville
Montréal QC H3C 3J7 Canada
Téléphone: (514) 343-6111 (poste 41334)
Télécopieur: (514) 343-2483
Courriel: ihaf@ihaf.qc.ca
Site Web: http://www.ihaf.qc.ca
22 October 2014
Réflexions sur l’intégration du numérique dans la recherche coloniale
Alors que mes propres connaissances sur le milieu numérique
en recherches soient relativement limitées, j’ai tenu à présenter Nouvelle-France électronique. Bien que
ma courte présentation n’était pas la plus intéressante, loin de là, la petite
foule a quand même partagé l’avis que mon site avait raison d’exister. Pour
paraphraser Marc St-Hilaire du Centre interuniversitaire d'études québécoises
(CIÉQ), ce n’est pas parce qu’on se sert de Google qu’on relève tous les liens
utiles à sa recherche. Mon site comble donc ce besoin d’avoir un dépôt de liens
utiles pour quiconque s’intéresse à la Nouvelle-France, tout en présentant le
contenu d’une manière utile au chercheur.
La discussion qui a suivi nos courtes présentations fut très
animée. Les interventions de Léon Robichaud de l’Université de Sherbrooke
étaient, comme d’habitude, les plus pertinentes par rapport à l’intégration du
numérique dans les recherches liées à l’Amérique française. Étaient également
présents Joanne Burgess (UQÀM), Marc St-Hilaire (Université Laval) et
Louis-Pascal Rousseau de l’Université de la Pennsylvanie.
En gros, le panel en est venu à deux conclusions
importantes. D’abord, la recherche au Québec et au Canada français a un retard
important sur ce qui se fait en France et dans le monde anglophone. Et
deuxièmement, avant même de procéder à des idées de projets innovateurs, il
faut d’abord savoir se servir des outils qui nous sont déjà disponibles.
C’est à partir de ce dernier constat que nous espérons
répéter l’expérience l’an prochain, cette fois-ci sous la forme d’un genre
d’atelier de formation sur l’utilisation de ces logiciels.
Si nous avons un tel retard sur les technologies numériques,
c’est principalement dû au fait que les Historiens ne sont pas nécessairement familiers
avec la programmation et les langues informatiques. Dans mon cas, si
Nouvelle-France électronique existe, c’est grâce à mes quelques connaissances
limitées du HTML. (Quelqu’un est venu me dire par après que j’aurais pu me
familiariser au lieu avec une plateforme tel que WordPress. Effectivement,
c’est une option que je devrai explorer à l’avenir, surtout si je veux
continuer d’améliorer mon site.)
Toutefois, si j’ai un regret vis-à-vis ma participation à
cette table ronde, c’est de n’avoir formulé une réplique qu’après-coup qu’on a
disputé l’idée de se tourner aux informaticiens de nous donner un coup de main.
Effectivement, lorsque j’ai proposé au panel et à l’auditoire d’approcher les
départements d’informatique avec l’idée d’un partenariat créateur, on m’a
simplement répondu plus ou moins que « les informaticiens ne comprennent
pas l’histoire ». Ce à quoi je réponds maintenant : foutaises.
Qu’est-ce qui fait que les archéologues, par exemple, n’ont aucun gène à
demander de l’aide chez les géologues, les généticiens, les biologistes et qui
d’autre encore pour les aider à développer de nouvelles technologies utiles à
leurs recherches, tandis que nous, historiens, nous n’avons pas le même réflexe
de consulter des spécialistes hors de notre propre champ d’études? Il ne faut
pas se contenter de maîtriser les présents outils à notre disposition. Si nous
voulons exceller dans le numérique en innovant et créant de nouvelles
technologies, nous devons faire appel à l’interdisciplinarité. S’il y a bien un
centre de recherche qui a démontré la validité d’une telle approche, c’est le
CIÉQ. Faisant principalement l’intégration des connaissances d’historiens et de
géographes, le centre s’appuie également sur des innovations technologiques
pour créer et diffuser ses recherches sur la société québécoise.
C’est donc, selon moi, qu’avec un appui solide
d’informaticiens que nous pourrons conceptualiser de nouveaux outils pour
résoudre de nouveaux problèmes de recherche, tout en mettant les résultats en
valeur grâce à de nouvelles méthodes de manipuler et visualiser les données.
Pour conclure ces quelques réflexions, j’invite entre temps le
chercheur qui me lit à explorer ces quelques outils utiles gratuits sur le net.
Dropbox : Un logiciel qui permet de créer un dossier
accessible sur différents ordinateurs et appareils portables. Très utile
lorsqu’on travaille à la maison et au bureau sur deux machines différentes.
Commence avec une mémoire de 2 giga-octets gratuite.
Zotero : Un logiciel de gestion de sources. Permets de
créer instantanément divers styles de références bibliographiques. Contenant
des styles préinstallés, il est possible d’en télécharger d’autres. Avec un peu
de pratique et de patience, il est possible de créer son propre style. Ce
logiciel est particulièrement utile pour organiser ses références tout en
prenant des notes. Avec un compte Zotero sur Internet, il est possible de
consulter ses notes sur n’importe quel ordinateur.
Scripto : Un logiciel qui permet d’intégrer des
transcriptions archivistiques sur diverses plateformes, dont WordPress.
Pour une liste plus complète d’outils numériques, je vous invite à visiter Digital Research Tools à l’adresse suivante : http://dirtdirectory.org
Pour une liste plus complète d’outils numériques, je vous invite à visiter Digital Research Tools à l’adresse suivante : http://dirtdirectory.org
15 April 2014
Insights on Blogging
This morning the Junto published
this interesting blog entry by Ken Owen tackling the question “Is blogging
scholarship?” For anyone interested in the dynamics between history,
historians, and blogging, I strongly suggest reading it.
Which brought me to my own
reflections on blogging.
I started this blog a few years ago
after a discussion with a good friend of mine. I was telling him how I keep
finding fascinating tidbits in my archival research, but with no proper use for
them. I pointed out the shame in leaving these anecdotes in the shadows. To
which he said: “Why don’t you start a blog to post them?”
What a good idea! Whenever I find
interesting stories that have no direct link to my current research, I now have
the luxury of having a readership that is eager to enjoy my modest discoveries.
Throughout the years, however, I’ve
also found that my blog can serve as the gateway to a hard day’s work. For me,
there’s no better way to break the ice than to do a quick blurb on my blog to
get my creative juices flowing.
For students in particular, blogs
are a great way to exorcise any research-related anxiety. I love reading other
people’s experiences as well as sharing my own. Together, these blogs serve as
a kind of support group that snaps us out of our solitary mental confinement.
I am particularly happy knowing that
my blog is read not just by academics, but by the general public as well. After
all, it is important that we share our research beyond the confines of our
universities and colleges. (Which also begs the question: what language do I write in? But that, my friends, is another post).
Finally, let’s not forget the
importance of following other blogs as well! Whether the Junto, F.-X.
Charlevoix, or other historical blogs, these help me keep on top of current
events and discoveries in colonial research.
Suffice to say that I agree with Ken
Owen: yes, blogs are definitely an avenue to scholarship.
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