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05 August 2019

Quand le jeu vidéo enseigne l'histoire : Parcours d'un historien sur la plateforme Twitch.tv


J'ai récemment eu le très grand plaisir d'assister à la conférence de mon ami et collègue François Lafond au sujet de l'utilisation du Web 2.0 pour vulgariser et enseigner l'histoire à un public international. Vous pouvez écouter sa conférence ci-dessous et je vous invite également à prendre connaissance de sa chaîne à cette adresse: https://www.twitch.tv/hell_frank. Vous pouvez d'ailleurs le suivre sur Twitter à https://twitter.com/TheHellFrank. J'aimerais noter, pour ces collègues qui suivent mon blogue, que François nous démontre le type d'innovation que nous devons poursuivre dans notre domaine si nous voulons rester pertinents et présents dans notre monde numérique.

Watch CONFÉRENCE | Quand le jeu vidéo enseigne l'histoire | #NoSFX #FêtesDeLaNouvelleFrance #Qc #LesChatsBarbus from Hell_Frank on www.twitch.tv

20 May 2019

Nouvelle base de données: Fort Ticonderoga

Un nouvel outil pour les chercheurs!

Le fort Ticonderoga, alias le fort Carillon (originalement érigé par les Français en 1755), est aujourd'hui géré par un organisme à but non lucratif. Celui-ci s’occupe non seulement de conserver le site qui est lié à la guerre de Sept Ans et la Révolution américaine, mais cherche également à le mettre en valeur et à promouvoir sa mission éducative. Entre autres, le fort accueille annuellement un colloque portant sur la guerre de Sept Ans au printemps ainsi qu’un autre à l’automne sur la Révolution américaine. Le fort contient également une impressionnante collection d’artéfacts et de documents, dont la plus grande collection privée de canons du 18e siècle au monde.

Sur ce dernier point, l’équipe du fort Ticonderoga a récemment mis en ligne une partie de sa base de données cataloguant ses collections. Cette année, j’ai eu le plaisir d’écouter la directrice des collections, Miranda Peters, nous présenter et expliquer l’utilisation de leur nouveau site internet. Je vous invite à mon tour à le fureter à l’adresse suivante : https://fortticonderoga.pastperfectonline.com/ 

Voici quelques-unes de mes pièces préférées :
Et vous, que trouverez-vous?


13 August 2017

Ressources utiles pour déchiffrer la paléographie

Le dimanche 13 août dernier, j'animais un atelier de paléographie dans le cadre des Rendez-vous d’histoire de la Nouvelle-France. Voici quelques documents utiles évoqués pendant l'activité.

*****

Pour trouver des documents et des sources datant du Régime français, il existe des outils de recherche utiles:
  • Archives de la Nouvelle-France: http://www.bac-lac.gc.ca/fra/decouvrez/exploration-colonisation/archives-nouvelle-france/Pages/archives-nouvelle-france.aspx
  • Dechêne, Louise. Inventaire analytique des documents relatifs à l’histoire du Canada conservés en France au Service historique de l’Armée. Québec, Ministère des Affaires Culturelles, Vol. 1 et 2, 407 p.
  • Lessard, Rénald. Guide des copies d’archives d’origine française. Québec, Gouvernement du Québec, 1990. 488 p.
  • Menier, Marie Antoinette, Etienne Taillemite, et Gilberte De Forges. Correspondance à l’arrivée en provenance de la Louisiane. Tome I (articles C13 38 à 54, C13 B 1, C13 C 1 à 5). Paris, Archives Nationales, Inventaire des Archives coloniales, 1976. 479 p.
Bibliothèque et Archives nationales du Québec offrent également plusieurs outils:
  • Répertoire des notaires et registres paroissiaux
    • Greffes de notaires : disponibles jusqu’en 1932
    • 653 greffes originaux au centre de Québec, la majorité microfilmés
  • Pistard (pistard.banq.qc.ca)
    • Accessible à distance
  • Parchemin
    • Accessible seulement dans les salles de recherche de BAnQ
    • Inventaire complet des minutes notariales canadiens entre 1626 à 1789. (Bémol: que les documents originaux qui ont survécus à aujourd’hui)
  • Programme de recherche en démographie historique, Université de Montréal (www.genealogie.umontreal.ca)
  • Ancestry.com
  • Nouvelle-France électronique (https://nouvellefranceelectronique.wordpress.com/)
  • Etc.

N’hésitez surtout pas à demander de l’aide des archivistes!

Avant de plonger dans les sources, lisez d’autres transcriptions afin de vous familiariser avec les formules habituelles
  • Par exemple : Marcel TrudelLa Nouvelle-France par les textes. Les cadres de vie. Montréal, Bibliothèque québécoise, 2011 [2003]. 399 p.
Et disponibles sur sur Gallica:

  • Ferrière, Joseph-Claude. La science parfaite des notaires, ou Le parfait notaire : contenant les ordonnances, arrests & réglemens rendus touchant la fonction des notaires, tant royaux qu'apostoliques. Tome 1 / . Avec les stiles, formules & instructions pour dresser toutes sortes d'actes... Nouvelle edition. Revûë, corrigée & augmentée sur celle de feu Me Claude-Joseph de Ferriere... Par le sieur F. B. De Visme. Tome premier. Paris, Saugrain, père, libraire, 1752. 2 volumes.
  • Ranconnet, Aimar. Thresor de la langue francoyse tant ancienne que moderne […] revu et augmenté... par Jean Nicot [et al]. Paris, D. Doucet, 1606

Pendant vos lectures, vous pouvez consulter ces livres de référence pour vous aider à déchiffrer la graphie difficile:
  • Académie française. Le dictionnaire de l'Académie françoise, dédié au Roy. Deux tomes. Paris, Veuve J. B. Coignard et J. B. Coignard, 1694.
  • Académie française. Dictionnaire de l'Académie françoise. Deux tomes. Paris, Veuve B. Brunet, 1762.
  • Audisio, Gabriel et Isabelle Rambaud. Lire le français d’hier. Manuel de paléographie moderne XVe – XVIIIe siècle. Paris, Armand Collin, 2011 (1997, 1991). 278 p.
  • Fournet-Fayard, Alain. Pratique de paléographie moderne. Saint-Étienne, Cedex, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2002. 150 p.
  • Lafortune, Marcel. Initiation à la paléographie franco-canadienne. Les écritures des notaires aux xviie—xviiie siècles. 3 tomes. Montréal, Société de recherche historique Archiv-Histo Inc., 1982. Coll. « Méthode ». 
  • Lapointe, Vicky. Déchiffrer un document historique sans douleur (ou presque)- Ressources en paléographie. En ligne:  http://tolkien2008.wordpress.com/ (faites une recherche pour paléographie)
  • National Archives – Palaeography: Reading old handwriting 1500-1800: A practical online tutorial. http://www.nationalarchives.gov.uk/palaeography/
  • Scripto (www.scripto.org)
Rappelez-vous: la paléographie requiert de la patience et de la pratique. Prenez votre temps et amusez-vous!




09 August 2017

De l'importance des dictionnaires d'époque

En tant qu'historien, je suis spécialiste d'une époque particulière. Cela ne veut pas dire pour autant que je suis familier avec tous les particuliers de cette époque! Voici un exemple qui m'a vraiment fait gratter le ciboulot en essayant de comprendre cette anecdote de Bougainville pendant le siège du fort Carillon en 1758: 
Na. Le Sr Marin avait proposé à St-Jean, de se jeter dans des bateaux sans aucun délai, d’arriver à Carillon avec du biscuit ou de la colle, de faire, en débarquant dans le bois, le cri sauvage dont les Anglais ont une grande frayeur et d’essayer par cette attaque imprévue de rompre la ligne des ennemis, s’ils nous eussent bloqués. Mais ce conseil était celui d’un jeune homme plus zélé que prudent. Nestor fut souvent obligé d’arrêter la fougue des Achille et des Ajax. (Louis-Antoine de BOUGAINVILLE, Écrits sur le Canada, Québec, Septentrion, 2003, p. 284.)
Du biscuit ou de la colle? J'imaginais mal le rapport entre des biscuits et de la colle et une attaque contre la ligne britannique... 

C'est donc en vérifiant le Dictionnaire de l'Académie française de 1762 (disponible avec un moteur de recherche sur Dictionnaires d'autrefois) que j'ai percé ce mystère:
Biscuit: [...] On dit proverbialement & figurément, S'embarquer sans biscuit, pour dire, S'engager à une entreprise, sans avoir les choses nécessaires pour y réussir. 
Colle: [...] On appelle Colle, parmi le petit peuple; une bourde, une menterie, & une chose controuvée à plaisir. Voilà une bonne colle, une franche colle. Il lui a donné une colle.
Bref, de toute évidence, Bougainville est donc en train d'expliquer que l'opération suggérée par le sieur Marin était un plan broche à foin, comme on dirait de nos jours!


14 June 2016

Stupeur et inquiétude : fermeture d’un centre d’archives important

Source: MCQ
Récemment, nous apprenions que les « Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont procédé, le 1er avril, au démantèlement complet de leur service de la recherche et s’apprêtent, le 23 juin prochain, à fermer la salle de consultation de leurs archives »1. Cette nouvelle a ébranlé non seulement le monde de la production scientifique francophone, mais a aussi semé le désarroi chez nos collègues anglophones2.

En guise de réponse, Stéphan La Roche, le Directeur général des MCQ, a produit cette lettre. En somme, une question budgétaire est évoquée pour expliquer l’inexplicable. M. La Roche tente par la suite de nous rassurer, sans réussir pour autant, en tentant d’abord de justifier ces mesures et ensuite de nous démontrer en quoi le service de recherche sera meilleur par son virement numérique…

À quoi bon se targuer d’être une collection reconnue par l’UNESCO lorsqu’il n’est pas permis à son contenu d’être mis en valeur par les chercheurs?

Si mes collègues se sont déjà prononcés dans leur pétition à cet effet, j’aimerais ici évacuer ma profonde inquiétude. Je suis en pleine session de recherche qui doit être terminée pour 2017 alors que j’entamerai la période de rédaction de ma thèse doctorale. Pour mes lecteurs qui ne sont pas au courant, je travaille présentement sur le renseignement pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763). Parmi les centres d’archives que je dois consulter, les collections du Centre de référence de l’Amérique française des MCQ sont parmi les plus précieux. À lui seul, le fonds Viger-Verreau contient de nombreux journaux et correspondances militaires nécessaires pour l'achèvement de ma thèse. Sans ces collections, elle sera non seulement appauvrie par l’absence de ces riches sources, mais perdra aussi de son originalité. Pour ne nommer que quelques fonds que je comptais consulter cet été :
  • Beauharnois, Charles. Correspondance. 1741-1747.
  • Boucher de La Perrière, François-Clément. Documents militaires, correspondance avec Varin, Vaudreuil et Bizon. 1694-1808.
  • De Muy, Pierre-Charles. Documents militaires et financiers, correspondance de Hocquart, de D’Auteuil, et de Bigot. 1727-1799.
  • Dubreuil, François LaCorne. Correspondance de famille. 1760-1801.
  • Le Gardeur de Saint-Pierre, Jacques. Correspondance avec Beauharnois. 1731-1754.
  • Margane de Lavaltrie, Pierre. Correspondance avec Vaudreuil et Périnault. 1741-1794.
  • Marin De La Malgue, Pierre-Paul. Correspondance de Duquesne et de Joncaire. 1753-1755.
  • Pécaudy de Contrecœur, Pierre. Correspondance, documents relatifs à sa famille. 1720-1767.

Bref, comment puis-je espérer avoir accès à ces documents qui me sont d’une importance primordiale alors qu’on ferme les portes de ce trésor national et qu’on demeure évasif sur le retour de leur consultation?

Je profite également de ce billet pour dénoncer le changement d’horaire qui a eu lieu l'hiver dernier au Musée de l’Amérique francophone, institution des MCQ. Pour mes lecteurs qui ne le savent pas encore, la direction a cru bon de limiter aux fins de semaine seulement les heures d'ouverture d’hiver de l’institution, et pour les archives, un jour par semaine seulement. Ceci a eu un impact considérable pour la ville de Québec. Chaque année, j’accueille chez moi des collègues de l’Ontario et des États-Unis en visite pour consulter les archives des MCQ. Les sujets qu’ils étudient sont nombreux : la guerre, la mode, les maladies, la religion, la sorcellerie sous le Régime français, le Pays des Illinois, le Pays d’en Haut, la Louisiane et j’en passe. Je peux confirmer que certains collègues se sont vus forcés d’annuler leurs plans de visiter Québec pendant l’hiver, leur seule période disponible pour voyager, en constatant ces heures d’ouvertures limitées. Que dire donc de ces collègues qui n’auront plus du tout accès, été comme hiver, à leurs sources primaires? On peut facilement deviner l’impact que ces heures d’ouverture limitées auront sur l’économie locale par l’étouffement du tourisme historique et des séjours de recherche. Après tout, le tourisme à Québec se fonde sur l’histoire et le patrimoine de la ville. Si on ne protège pas ce patrimoine et qu’on ne le met pas en valeur, on se met à dos non seulement nos visiteurs potentiels mais aussi la reconnaissance de l’UNESCO.

Compte tenu du peu de temps qu’il me reste pour compléter ma recherche doctorale dans la prochaine année, je prie Monsieur le Directeur et le conseil d'administration des MCQ de réviser leur décision rapidement, car celle-ci a eu un impact concret sur la recherche de professionnels d’ici et d’ailleurs. Du même souffle, j’invite mes lecteurs à écrire non seulement aux MCQ pour appuyer la réouverture des archives, mais également à leurs députés pour s’assurer d’un financement adéquat de cette précieuse institution.

Joseph Gagné
Historien et doctorant à l’Université Laval

Notes et sources :
  1. Hébert, Karine, Martin Pâquet et Sophie Imbeault. « Les Musées de la civilisation : une institution publique ou un entrepôt numérique? » Argument 2016 - Exclusivités web 2016, (juin 2016). En ligne : http://www.revueargument.ca/article/2016-06-07/672-les-musees-de-la-civilisation-une-institution-publique-ou-un-entrepot-numerique.html
  2. Peace, Thomas. « Shuttering Archives: A UNESCO Recognized Collection to Close its Doors to the Public ». ActiveHistory.ca, (6 juin 2016). En ligne : http://activehistory.ca/2016/06/closing-of-the-french-america-reference-centre/

La Roche, Stéphan. « Archives et recherche aux Musées de la civilisation : des inquiétudes du milieu ». Musée de la Civilisation (7 juin 2016). En ligne : http://blogues.mcq.org/blog/2016/06/07/archives-et-recherche-aux-musees-de-la-civilisation-des-inquietudes-du-milieu/

02 October 2015

Boréalia

Bonjour chers lecteurs(trices),
J'aimerais vous inviter à prendre connaissance du nouveau blogue Borealia. Ce dernier se décrit ainsi:
The goal of Borealia is to provide an energetic, professional, and respectful space for conversation about research and teaching in early Canadian history. We believe that a dedicated forum for discussion, alongside broader historical associations and publications, will nurture informal networks of scholars and will demonstrate the vitality of the field among colleagues and the public. Borealia (“northern”) is a title expansive enough to take in the breadth of our field. We are interested in all regions of what eventually became Canada, to about 1867, and connections to the wider world. We hope our contributors will reflect the diversity of our field, encompassing cultural, intellectual, political, religious, economic, and other perspectives, and will come from every stage of academic careers. We will strive to have content in both English and French.
J'invite donc mes collègues professionnels à se joindre à la liste des collaborateurs pour fournir un contenu français! En espérant vous lire bientôt,
-Jos

03 September 2015

Archives Canada-France: BACK, BABY! (Genre...)


Après le cri de cœur de la communauté historienne (lire la pétition ici), le portail Archives Canada-France est de retour! Dorénavant nommé Archives de la Nouvelle-France et hébergé par Bibliothèque et Archives Canada, nous avons le plaisir de retrouver ce qui est sans doute l'outil numérique le plus important pour le chercheur de la Nouvelle-France. 

Néanmoins, je suis navré de constater que la nouvelle incarnation du portail n'est pas optimisée comme l'était son prédécesseur. Voici quelques observations qui, espérons-le, seront remédiées à l'avenir:
  • Il n'est pas possible d'organiser les résultats de recherche chronologiquement
  • La liste de résultats n'affiche pas les résumés des documents (à moins de cliquer sur un résultat)
  • Le mot clé n'est pas surligné automatiquement dans le résumé
  • La liste méthodique des fonds ne semble pas si méthodique (je me fie sur la liste des Correspondance à l'arrivée en provenance des colonies aux ANOM)
Et sans doute mes lecteurs remarqueront d'autres différences qui m'auront échappées. Néanmoins, je dois dire que le lecteur d'image semble mieux fonctionner de loin que son prédécesseur. Sur cela, chapeau. 

Cependant, il semblerait que ces quelques heurts soient temporaires. Le portail fait toujours l'objet d'améliorations. D'ailleurs, si je ne m'abuse, les administrateurs du site demandent qu'on leur soumette toute suggestion qui pourrait servir à améliorer le site.

En espérant y voir développer un site encore meilleur que l'ancien portail!


Et vous? Que voudriez-vous y voir amélioré?

SUIVIS: Voici le message officiel annonçant le retour du portail:
Cher(e)s membres,

M. Guy Berthiaume, Bibliothécaire et Archiviste du Canada, vient de transmettre l'information suivante à l'IHAF:

"Chers collègues,

Il me fait grand plaisir de vous informer que les données autrefois accessibles grâce au portail Archives Canada France sont de nouveau disponibles à l’adresse suivante :

Veuillez noter qu’il s’agit d’un site intérimaire.  Nous sommes à travailler avec les Archives de France et BAnQ à améliorer le portail et une annonce officielle viendra diffuser sa nouvelle facture.

Merci de diffuser dans vos réseaux.

Pour toute information supplémentaire, adressez-vous à Marc Houle (marc.houle@bac-lac.gc.ca)

Guy Berthiaume
Bibliothécaire et Archiviste du Canada"

Merci de diffuser dans vos réseaux,

Cordialement,

Jean-François Cantin, coordonnateur

Institut d'histoire de l'Amérique française
a/s: Département d'histoire
Université de Montréal
C.P. 6128, succursale Centre-ville
Montréal QC  H3C 3J7  Canada
Téléphone: (514) 343-6111 (poste 41334)
Télécopieur: (514) 343-2483
Courriel: ihaf@ihaf.qc.ca
Site Web: http://www.ihaf.qc.ca

22 October 2014

Réflexions sur l’intégration du numérique dans la recherche coloniale


Le 17 octobre dernier, j’ai participé à une table ronde intitulée « L’Amérique française au numérique : enjeux et défis ». Celle-ci se déroulait dans le cadre du congrès annuel de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, cette année à Québec.
Alors que mes propres connaissances sur le milieu numérique en recherches soient relativement limitées, j’ai tenu à présenter Nouvelle-France électronique. Bien que ma courte présentation n’était pas la plus intéressante, loin de là, la petite foule a quand même partagé l’avis que mon site avait raison d’exister. Pour paraphraser Marc St-Hilaire du Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIÉQ), ce n’est pas parce qu’on se sert de Google qu’on relève tous les liens utiles à sa recherche. Mon site comble donc ce besoin d’avoir un dépôt de liens utiles pour quiconque s’intéresse à la Nouvelle-France, tout en présentant le contenu d’une manière utile au chercheur.
La discussion qui a suivi nos courtes présentations fut très animée. Les interventions de Léon Robichaud de l’Université de Sherbrooke étaient, comme d’habitude, les plus pertinentes par rapport à l’intégration du numérique dans les recherches liées à l’Amérique française. Étaient également présents Joanne Burgess (UQÀM), Marc St-Hilaire (Université Laval) et Louis-Pascal Rousseau de l’Université de la Pennsylvanie.
En gros, le panel en est venu à deux conclusions importantes. D’abord, la recherche au Québec et au Canada français a un retard important sur ce qui se fait en France et dans le monde anglophone. Et deuxièmement, avant même de procéder à des idées de projets innovateurs, il faut d’abord savoir se servir des outils qui nous sont déjà disponibles.
C’est à partir de ce dernier constat que nous espérons répéter l’expérience l’an prochain, cette fois-ci sous la forme d’un genre d’atelier de formation sur l’utilisation de ces logiciels.
Si nous avons un tel retard sur les technologies numériques, c’est principalement dû au fait que les Historiens ne sont pas nécessairement familiers avec la programmation et les langues informatiques. Dans mon cas, si Nouvelle-France électronique existe, c’est grâce à mes quelques connaissances limitées du HTML. (Quelqu’un est venu me dire par après que j’aurais pu me familiariser au lieu avec une plateforme tel que WordPress. Effectivement, c’est une option que je devrai explorer à l’avenir, surtout si je veux continuer d’améliorer mon site.)
Toutefois, si j’ai un regret vis-à-vis ma participation à cette table ronde, c’est de n’avoir formulé une réplique qu’après-coup qu’on a disputé l’idée de se tourner aux informaticiens de nous donner un coup de main. Effectivement, lorsque j’ai proposé au panel et à l’auditoire d’approcher les départements d’informatique avec l’idée d’un partenariat créateur, on m’a simplement répondu plus ou moins que « les informaticiens ne comprennent pas l’histoire ». Ce à quoi je réponds maintenant : foutaises. Qu’est-ce qui fait que les archéologues, par exemple, n’ont aucun gène à demander de l’aide chez les géologues, les généticiens, les biologistes et qui d’autre encore pour les aider à développer de nouvelles technologies utiles à leurs recherches, tandis que nous, historiens, nous n’avons pas le même réflexe de consulter des spécialistes hors de notre propre champ d’études? Il ne faut pas se contenter de maîtriser les présents outils à notre disposition. Si nous voulons exceller dans le numérique en innovant et créant de nouvelles technologies, nous devons faire appel à l’interdisciplinarité. S’il y a bien un centre de recherche qui a démontré la validité d’une telle approche, c’est le CIÉQ. Faisant principalement l’intégration des connaissances d’historiens et de géographes, le centre s’appuie également sur des innovations technologiques pour créer et diffuser ses recherches sur la société québécoise.
C’est donc, selon moi, qu’avec un appui solide d’informaticiens que nous pourrons conceptualiser de nouveaux outils pour résoudre de nouveaux problèmes de recherche, tout en mettant les résultats en valeur grâce à de nouvelles méthodes de manipuler et visualiser les données.
Pour conclure ces quelques réflexions, j’invite entre temps le chercheur qui me lit à explorer ces quelques outils utiles gratuits sur le net.

Dropbox : Un logiciel qui permet de créer un dossier accessible sur différents ordinateurs et appareils portables. Très utile lorsqu’on travaille à la maison et au bureau sur deux machines différentes. Commence avec une mémoire de 2 giga-octets gratuite.

Zotero : Un logiciel de gestion de sources. Permets de créer instantanément divers styles de références bibliographiques. Contenant des styles préinstallés, il est possible d’en télécharger d’autres. Avec un peu de pratique et de patience, il est possible de créer son propre style. Ce logiciel est particulièrement utile pour organiser ses références tout en prenant des notes. Avec un compte Zotero sur Internet, il est possible de consulter ses notes sur n’importe quel ordinateur.

Scripto : Un logiciel qui permet d’intégrer des transcriptions archivistiques sur diverses plateformes, dont WordPress.

Pour une liste plus complète d’outils numériques, je vous invite à visiter Digital Research Tools à l’adresse suivante : http://dirtdirectory.org

15 April 2014

Insights on Blogging

This morning the Junto published this interesting blog entry by Ken Owen tackling the question “Is blogging scholarship?” For anyone interested in the dynamics between history, historians, and blogging, I strongly suggest reading it.
Which brought me to my own reflections on blogging.
I started this blog a few years ago after a discussion with a good friend of mine. I was telling him how I keep finding fascinating tidbits in my archival research, but with no proper use for them. I pointed out the shame in leaving these anecdotes in the shadows. To which he said: “Why don’t you start a blog to post them?”
What a good idea! Whenever I find interesting stories that have no direct link to my current research, I now have the luxury of having a readership that is eager to enjoy my modest discoveries.
Throughout the years, however, I’ve also found that my blog can serve as the gateway to a hard day’s work. For me, there’s no better way to break the ice than to do a quick blurb on my blog to get my creative juices flowing.
For students in particular, blogs are a great way to exorcise any research-related anxiety. I love reading other people’s experiences as well as sharing my own. Together, these blogs serve as a kind of support group that snaps us out of our solitary mental confinement.
I am particularly happy knowing that my blog is read not just by academics, but by the general public as well. After all, it is important that we share our research beyond the confines of our universities and colleges. (Which also begs the question: what language do I write in? But that, my friends, is another post).
Finally, let’s not forget the importance of following other blogs as well! Whether the Junto, F.-X. Charlevoix, or other historical blogs, these help me keep on top of current events and discoveries in colonial research.
Suffice to say that I agree with Ken Owen: yes, blogs are definitely an avenue to scholarship.