Je
vous partage une petite réflexion sur ce sentiment d’être « stupide »
qui hante trop souvent les étudiants à tous les niveaux. Une lecture
importante, en effet, pour cesser de gaspiller des énergies à angoisser et, au
lieu, de les investir dans l’exploration! Lire "The importance of stupidity in scientific research"
12 June 2014
La stupidité: un atout académique?
19 May 2014
Timbre de Dollard des Ormeaux
14 May 2014
Deux articles, deux livres
Soit je suis un peu tête-en-l'air, soit je suis trop humble, qu'importe : j'étais si occupé à promouvoir les ouvrages des autres que j'ai oublié de mentionner mes deux plus récentes publications! Cherchez pour ces deux titres chez votre libraire, ou commandez les aux Éditions du Septentrion en cliquant sur chacune des couvertures ci-dessous!
Mes contributions à ces deux tomes :
« Louis Liénard de Beaujeu de Villemonde » dans Gaston Deschênes et Denis Vaugeois, dir. Vivre la Conquête, tome 2. Québec, Septentrion, 2014. pp. 159-170
et
« Le Pays d’en Haut et le Pays des Illinois avant et après le traité de Paris » dans Laurent Veyssière, Sophie Imbeault et Denis Vaugeois, dir. 1763. Le traité de Paris bouleverse l'Amérique. Québec, Septentrion, 2013. pp. 192-205.
Labels:
Annonces,
Guerre de Sept Ans,
La vie d'Historien
13 May 2014
Une ancienne "autoroute" française
| Photo : Cathrine Davis, 2014 |
Je viens de passer les trois dernières semaines dans le sud du Michigan. J'en ai profité pour faire une petite sortie en auto afin de visiter l'embouchure de la rivière Saint-Joseph, située dans la ville du même nom. Dès les débuts de la colonisation française, cette rivière devient importante pour le déplacement des Français sur le continent. Faisant le relais entre le lac Michigan et la rivière des Illinois (par l'entremise du portage du Kankakee), cette voie était la plus utilisée pour se rendre en Louisiane. C’est sur la rive de cette même rivière qu’on retrouve le site archéologique du fort Saint-Joseph, situé plus au sud dans la ville de Niles.
![]() |
| La rivière Saint-Joseph, telle qu'on la voit dans la carte de Bellin de 1755 |
| Photo : Joseph Gagné, 2014 |
Aujourd’hui, d’énormes cargos en métal ont remplacé les (relativement) petits canots d’écorce. Néanmoins, on peut toujours imaginer les voyageurs d’antan se permettant une pause sur les dunes de sable avant de continuer leurs parcours.
15 April 2014
Insights on Blogging
This morning the Junto published
this interesting blog entry by Ken Owen tackling the question “Is blogging
scholarship?” For anyone interested in the dynamics between history,
historians, and blogging, I strongly suggest reading it.
Which brought me to my own
reflections on blogging.
I started this blog a few years ago
after a discussion with a good friend of mine. I was telling him how I keep
finding fascinating tidbits in my archival research, but with no proper use for
them. I pointed out the shame in leaving these anecdotes in the shadows. To
which he said: “Why don’t you start a blog to post them?”
What a good idea! Whenever I find
interesting stories that have no direct link to my current research, I now have
the luxury of having a readership that is eager to enjoy my modest discoveries.
Throughout the years, however, I’ve
also found that my blog can serve as the gateway to a hard day’s work. For me,
there’s no better way to break the ice than to do a quick blurb on my blog to
get my creative juices flowing.
For students in particular, blogs
are a great way to exorcise any research-related anxiety. I love reading other
people’s experiences as well as sharing my own. Together, these blogs serve as
a kind of support group that snaps us out of our solitary mental confinement.
I am particularly happy knowing that
my blog is read not just by academics, but by the general public as well. After
all, it is important that we share our research beyond the confines of our
universities and colleges. (Which also begs the question: what language do I write in? But that, my friends, is another post).
Finally, let’s not forget the
importance of following other blogs as well! Whether the Junto, F.-X.
Charlevoix, or other historical blogs, these help me keep on top of current
events and discoveries in colonial research.
Suffice to say that I agree with Ken
Owen: yes, blogs are definitely an avenue to scholarship.
31 March 2014
Brief "Appearance" on SGU
I wasn't sure what to make of this wee bit of news. It's not really New France related, but I do feel like bragging a bit. I'm a regular follower of the Skeptic's Guide to the Universe. You can imagine my surprise when my favourite podcast read my letter shedding new light on a historical conundrum they had. If you care to hear my intervention, it's 48 minutes into the show. Click on the logo below to listen and to discover the podcast if you hadn't heard of it to begin with:
30 March 2014
Un premier tatouage!
Un
peu de vanité? Peut-être. Le tatouage que vous voyez ci-haut est un cadeau de
la part de mon frère Philippe pour mes trente ans et pour commémorer la fin de
ma maîtrise après quatre longues années d’exploration. Effectivement, j’ai
passé les dernières années à sillonner l’Amérique du Nord, du Québec au
Michigan, de l’Illinois à la Louisiane, sur les traces de mes sujets d’étude.
Je ressentais donc un besoin pressant de célébrer l’aboutissement de cette
aventure avec une commémoration spéciale.
Ma
décision de me faire tatouer était en même temps le point culminant de trois
ans de réflexions. J’admirais le travail d’Arnaud Balvay au sujet du tatouage
en Nouvelle-France. En lisant sa recherche, je me trouvais enclin à partager l’expérience
de ces officiers qui se sont fait « piqués » par les Amérindiens.
Comme l’écrit Balvay :
Le tatouage est […] une marque, un stigmate qui rappelle au tatoué son appartenance au groupe social. Comme l'a écrit Pierre Clastres, « la marque est un obstacle à l'oubli, le corps lui-même porte imprimées sur soi les traces du souvenir, le corps est une mémoire (...) La marque dit assurément leur appartenance au groupe: "Tu es des nôtres et tu ne l'oublieras pas" » C'est pour cette raison que le tatouage joue un rôle important dans les relations franco-amérindiennes. (Arnaud Balvay, L’Épée et la Plume : Amérindiens et soldats des troupes de la marine en Louisiane et au Pays d’en Haut (1683-1763), Thèse de Doctorat, Université Laval et Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2004, p.191)
Bref,
je sentais déjà un besoin de souligner mon dévouement à l’histoire de ces gens.
Je ressentais que me faire tatouer me rapprocherait d’eux de quelque manière
personnelle…
Mais
voilà la question qui tue : quoi me faire faire? Quelque chose d’époque?
Mais quoi? Comme l’écrit Balvay :
Si tous les observateurs évoquent les tatouages, et surtout la façon dont ils sont réalisés, rares en revanche sont les illustrations de motifs représentés. Cependant, il semble que la symbolique de ces tatouages emprunte principalement ses représentations à la faune et à la flore. Les serpents, les lézards, les écureuils, les tortues ainsi que des fleurs ou des feuilles forment avec d'autres éléments naturels comme le soleil ou la lune l'ensemble des images tatouées. L'arrivée des Européens fait évoluer ces motifs de telle sorte que lorsque Diéreville visite l'Acadie en 1708, il voit de nombreux tatouages amérindiens dont les motifs sont d'inspiration européenne. (Balvay, p. 189).
Mais
je n’ai jamais réussi à tomber sur une image d’époque que j’aimais. En fin de compte, je revenais toujours à cette image. Le lecteur assidu de mon blogue va
sans doute reconnaître qu’il s’agit du logo de la commémoration du 250e
anniversaire de la guerre de Sept Ans par l’État de la Pennsylvanie (http://www.warforempire.org/).
Comme vous vous souviendrez d’un article précédent sur ce blogue, je louais la
beauté et la simplicité de ce design évocateur.
Ainsi
donc, le 8 avril dernier à La Suite, surmontant une dernière hésitation, je laissais mon
tatoueur me « piquer » à mon tour. Malgré ma phobie de tout ce qui
est aiguille et seringue, j’ai cru bon que mon dévouement à la mémoire de la
Nouvelle-France et de ceux qui l’ont défendu soit plus important que mes
peurs. J’ai tenté d’imiter l’officier Bossu, qui écrivait au sujet de son
tatouage chez les Arkansas : « Je me suis prêté de bonne grâce à
cette opération douloureuse » (Balvay, p. 195).
Voilà
donc le résultat, après une heure et demie de douleur!
Et
pourtant, je songe déjà à mon prochain pour la fin du doctorat…
Labels:
Commémoration,
Guerre de Sept Ans,
La vie d'Historien,
Moeurs
Subscribe to:
Posts (Atom)







