24 September 2018

L'automne et Place Royale

Pas de gros billet aujourd'hui, pas d'annonces ni même de nouvelles. Tout simplement un petit mot pour partager ma joie d'être à Québec et de pouvoir travailler à la Place Royale, l'endroit-même où le Québec et une grand partie du Canada français (je ne vous oublis pas, chers Acadiens!) trouvent leurs débuts. 

Bien qu'il me reste encore beaucoup de travaille avant d'achever ma thèse de doctorat d'ici avril prochain, je suis en pleine saison de demandes de bourses pour un post-doc potentiel, tout en postulant pour des emplois possibles. C'est à la fois avec bonheur et avec mélancolie que je jette mon regard sur le pavé de Place Royale, son buste de Louis XIV et ses bâtiments patrimoniaux. Cette année marque le dixième anniversaire de mon déménagement dans la Belle Province, ayant laissé derrière moi l'Ontario français. C'est avec un pincement au cœur que j'admets à moi-même que mon aventure dans la Vieille capitale achève probablement. Jusqu'à date, la majorité des opportunités qui se présentent à moi sont à l'extérieur du Québec. Rien n'est encore coulé dans le béton, mais déménager à nouveau est tout de même une très grande possibilité qui se concrétise peu à peu. Tout ce qu'il faut c'est qu'une de mes postulations se fasse accepter... 

Arrivé à Québec pour son 400e anniversaire, j'ai eu le plaisir de côtoyer des gens fantastiques, de vivre des aventures extraordinaires et de poursuivre une carrière intellectuellement enrichissante comme chercheur à la maîtrise et ensuite au doctorat.

Je suis peut-être en train de mettre les bœufs avant la charrette en confessant mon regret de devoir quitter Québec sans même savoir si je quitte en effet, mais ce petit moment tranquille, au chaud avec un café, voyant les touristes se promener dans ce vent d'automne frisquet, dans un des endroits les plus historiques du continent, me fait réfléchir que je vais m'ennuyer de mon petit trésor de l'Amérique française.

28 August 2018

Colloque: Présence française dans les zones limitrophes de la Nouvelle-France

(English follows) (Cliquez sur l'image pour vous inscrire/Click on image to sign-up)

L’Université de Windsor et le Collège Boréal de Windsor organisent conjointement un symposium sur l’histoire de la présence française dans la région des Grands Lacs et dans la vallée du fleuve Mississippi aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Intitulé « Présence française dans les zones limitrophes de la Nouvelle-France: Pays d’en Haut et Pays des Illinois », ce colloque se tiendra au Collège Boréal de Windsor (7515 Forest Glade Dr., Windsor, Ontario) les 6 et 7 octobre 2018. L’événement, sans frais d’admission et ouvert au public, réunira plusieurs chercheurs de la France, du Canada et des États-Unis.

The University of Windsor and Collège Boréal Windsor are organizing a symposium on the French presence in the Great Lakes region and the Mississippi River valley during the 17th, 18th, and 19th centuries. The conference will take place at Collège Boréal Windsor (7515 Forest Glade Dr., Windsor, Ontario) on October 6 and 7, 2018. It will gather renown scholars from France, Canada, and the United States. This event will be open to the public at no charge. NOTE: Most of the presentations, including the keynote presentation, will be in French.

Nos partenaires/Our partners:

Detroit River Border Region Digital History Project

Department of History, University of Windsor

Collège Boréal

Ambassade de France au Canada

Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones, Université de Saint-Boniface

French-Canadian Heritage Society of Michigan

Alliance Française de Grosse Pointe

Town of LaSalle

Museum Windsor

22 August 2018

Les seuls espions qu'on ait ici


Gagné, Joseph. « Les seuls espions qu’on ait ici : Perceptions de pouvoir, alliés autochtones et renseignement militaire pendant la guerre de Sept Ans (1754-1763) », À la rencontre de l’Autre sous l’Ancien Régime : Pouvoir, traditions et constructions identitaires  (xvie-xviiie siècle), Centre interuniversitaire de recherche sur la première modernité et Chaire de recherche sur la parole autochtone, Wendake, 21-22 juin 2018.

Notez que malheureusement, il manque mes diapositives dans ce vidéo.

(Cliquez ce lien pour voir tous les autres vidéos de la conférence: https://www.youtube.com/channel/UCJuGFe9zBJToLSkX-AmSABA

23 July 2018

Visitez le monastère des Augustines cet été!

J'ai eu le très grand plaisir de visiter enfin le monastère des Augustines à l'Hôpital Général de Québec. Le bâtiment a survécu aux bombardements de la ville en 1759 et son cimetière comprend un monument important aux soldats décédés pendant ce conflit qui y sont enterrés. J'étais donc ému en visant ce lieu historique: par sa superbe conservation, j'ai pu m'imaginer il y a 250 ans en train de marcher parmi les soldats malades et blessés qui se faisaient traiter par les charitables Augustines. Le patrimoine historique et humanitaire de cette communauté religieuse est un des joyaux de l'Amérique française. Et pour une première fois, il est possible de visiter les lieux qui traditionnellement étaient fermés au public. 

Vous pouvez acheter vos billets et réserver en ligne à cette adresse, https://monastere.ca/, en cliquant par la suite sur Programmation. Bonne visite!










09 May 2018

Rénovations en cours pour les Nouvelles-Casernes

L'état et l'avenir des Nouvelles-Casernes à Québec m'ont toujours intéressé. Cette semaine, la Commission de la capitale nationale nous offre une mise à jour. Cliquez sur l'image ci-dessous pour lire l'article!

29 April 2018

En intelligence avec l'ennemi

Colloque étudiant à Québec ce vendredi, le 4 mai. Pour plus d'info: http://www.cieq.ca/activites.php?niv2=colloquescongres&niv3=etudiants
Un coup d’œil sur ma contribution:  


23 April 2018

#MuseumWeek

C'est la semaine des Musées (#MuseumWeek)...


17 April 2018

Siège de Québec à l'émission "Points de repères"

 On sent une certaine inspiration d'Assassin's Creed

Il y a quelques semaines, l’émission Points de repères diffusait un épisode sur le siège de Québec. Un ami français m’a généreusement prêté une copie à écouter (puisque je ne n’ai pas trouvé manière de l’écouter ici au Canada). M’ayant demandé mon opinion, j’ai décidé de lui répondre directement sur mon blogue afin de la partager avec mon lectorat aussi.

 Comme d'habitude, les pauvres Amérindiens semblent
tous souffrir d'une courbature de la colonne vertébrale…
Arthrite précoce? Ou le poids des stéréotypes?

J’admets que j’ai adoré le traitement très stylisé du sujet. Au lieu de s’embourber dans les détails des costumes et de l’environnement, les réalisateurs utilisent des animations rappelant d’une part un spectacle d’ombres chinoises et de l’autre, Assassin’s Creed. Si l’idée d’épurer et distiller les événements pour s’en tenir aux faits saillants me plaît au niveau de bonne vulgarisation, n’empêche que quelques maladresses se glissent. Voici, très brièvement, mes quelques critiques :

·         En intro, on présente la question de la campagne de Québec ainsi : « Un petit grain de sable va décider du sort de la Nouvelle-France… » Un petit grain de sable? C'est vraiment faire exprès d'ignorer les milliers de soldats impliqués dans cette guerre et les immenses efforts militaires, économiques et politiques des deux belligérants!
·         La trame schizophrénique porte à confusion… On introduit Jacques Cartier pour ensuite parler de George Washington et ensuite le siège de Québec, avant de recommencer le tout avec les Vikings… vous suivez? Ça aurait été plus intéressant de s’en tenir à une mise en situation plus brève pour passer plus de temps à contextualiser la guerre de Sept Ans. Sur ses 26 minutes, le documentaire gaspille énormément de temps sur les débuts de la colonie alors que son but est de parler de sa fin.
·         « L'hiver dure 5 mois. Les températures peuvent descendre en dessous de -40 degrés. » Pas faux. Toutefois, je m'amuse à imaginer la face horrifiée de tous ces Français à l'écoute qui s'imaginent mal « survivre » un tel climat!
·         Encore une fois, on évoque le fameux mythe du Canadien, « pas tout à fait Français ». En réalité, le Canadien est tout aussi Français que ne l’est le Breton, le Normand, le Parisien. D’ailleurs, au seuil de la Conquête, jamais n’a-t-il été aussi semblable que ses confrères métropolitains.
·         Point boni : avoir mentionné la variété de cultures amérindiennes.
·         Point retiré : généralisation de la société égalitaire chez les Amérindiens. Il y a tout de même des nuances et des exceptions importantes entre nations.
·         Le terme « coureur des bois » n'est plus aussi important au 18e siècle qu'il ne l'était au 17e. Le documentaire se confond avec les Voyageurs. D'ailleurs, ils ne « courent » pas littéralement les bois comme illustrés ici. On fait plutôt référence à leur statut d’homme libres. Je simplifie énormément, mais j’en profite pour insérer une bonne « plogue » et vous inviter à lire Histoire des coureurs de bois de Gilles Havard à ce sujet.
·         Le drapeau britannique est schizophrénique : tantôt c'est le bon drapeau pour 1759, tantôt c'est le drapeau d’aujourd’hui.
·         On tombe encore une fois dans le piège de traiter de la petite guerre comme étant une invention purement nord-américaine. En réalité, elle est utilisée en Europe (même Montcalm s'en est servi pendant la guerre de la Succession d'Autriche (1740-1748)!). De plus, en l'attribuant seulement aux Canadiens, le documentaire néglige de mentionner les nombreuses compagnies de Rangers au service de l'Armée ennemie. Pensez Robert Rogers!
·         Point boni : mention de l'importance de la marine dans ce conflit.
·         Encore une fois, Montcalm n'a pas à se faire donner de leçons sur la petite guerre : il comprend c'est quoi et possède de l'expérience!
·         Les miliciens ne sont pas aussi redoutables que le suppose le documentaire : ils sont surtout une masse importante de main d'œuvre plutôt que de réels combattants.
·         Je ne suis pas spécialiste de la Marine, mais je serais curieux de demander à un spécialiste son avis sur le segment à ce sujet.
·         *Sniff* Une larme pour Saunders, négligé au profit de Wolfe raclant toute la gloire de la remontée du Saint-Laurent.
·         Oh ho, grossière présupposition… le documentaire déclare que si Montcalm s'en était tenu à la petite guerre, la Nouvelle-France aurait survécu. Décevante conclusion, puisque de 1) Montcalm a bien su défendre la colonie avec les moyens à sa disposition. 2) Le rouleau compresseur démographique des Colonies anglaises et de l'armée britannique aurait pris le dessus éventuellement. Sans aller plus en détails, on pourrait même dire que n'était-ce de l'adoption des tactiques et de l'expérience européenne à Carillon et à Québec, la colonie aurait été prise beaucoup plus tôt. Bref, l’utilisation de la « guerre à l’européenne » n’était pas imposée à cause d’une préférence subjective, mais par nécessité.
·         Minute… les Canadiens doivent dorénavant parler anglais et devenir protestants? Quelqu'un a oublié de le mentionner à Amherst lorsqu’il approuve les articles de capitulation de Montréal alors…
·         Le documentaire répète, en conclusion, le mythe comme quoi la guerre de Sept Ans est le premier conflit « mondial ». Pourtant, pour citer l'historien Jeremy Black,  : « cette affirmation ne prend pas en compte la portée de la lutte entre la Hollande et l’Espagne, au début du xvie siècle, qui s’était étendue de l’Europe à l’Amérique du Sud, de l’Afrique de l’Ouest à l’océan Indien ». (Jeremy Black, « La guerre de Sept Ans, un conflit mondial » dans Bertrand Fonck et Laurent Veyssière, dir. La fin de la Nouvelle-France, Paris, Armand Colin et Ministère de la Défense, 2013, p. 27.)

Bref, Points de repères fait une bonne tentative d’expliquer la campagne de Québec, mais s’embourbe un peu dans une historiographie traditionnelle et dépassée par les nouvelles études récentes.





22 February 2018

Fort William à Thunder Bay, Ontario

Voici un petit clip sur la reconstitution historique francophone en Ontario. La période dépasse un peu le Régime français, mais je trouve qu'il est important de rappeler l'importance du fait français dans la traite des fourrures, trop souvent oublié par les Canadiens Anglais. Surtout que le fort William se trouve dans les environs où se trouvait le poste français de Kaministiquia en Nouvelle-France!

15 February 2018

Un peu d'humour absurde...

Je n'ai pas le câble (et oui, je suis de la génération 100% internet), alors je ne connais pas l'émission Les Appendices. Mais une amie m'a envoyé ce clip et j'en ris un peu trop... 

06 February 2018

Deux nouvelles communications

Salut cher lectorat,
Vous me pardonnerez la lenteur de ma production bloguienne. Ma vie personnelle a pris le dessus ces derniers mois, et récemment je suis dans le jus avec ma thèse que je dois achever. Mais je ne vous oublis pas! Entre-temps, je vous partage les diapositives d'introduction de mes deux prochaines communications.
À la prochaine!