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| Ti-Jos en 2006 |
Août 2026… Ce mois-ci marque le 20e anniversaire depuis ma première visite de Québec. Jamais je n’aurais pensé que ce voyage en 2006 changerait ma vie…
Tout ça à cause d’un billet d’avion accidentellement acheté
en double qu’Air Canada refusait de me rembourser, m’offrant au lieu d’échanger
la date et la destination. J’ai choisi Québec, inspiré par un dépliant tombé par
hasard à mes pieds (ou de manière étrangement prophétique). Après une semaine
de tourisme en tant qu’étudiant rêveur, je tombais en amour avec Québec.
Un an plus tard, un autre accident de parcours allait
bouleverser mon trajet de vie comme une palette de pinball relançant la boule
soudainement : en passant à la cafétéria pour me prendre une bouchée, je
croisais un kiosque d’information pour un programme d’échange interprovincial.
Quelques mois plus tard, je me retrouvais aux Archives nationales pour l’été.
De retour à Sudbury, je m’étais décidé : à la fin de cette dernière année
de bac, j’allais déménager à Québec, juste le temps de poursuivre ma maîtrise,
rien de plus…
Eh bien! Vingt ans plus tard, mon transfuge continue, et
j’ai posé racines depuis longtemps — longtemps même avant d’admettre à moi-même
que mon billet de retour fut longtemps oublié.
Quand je suis nostalgique de ces premières années passées
dans un appartement étudiant à 355$ par mois, bière en main et occupé à
solidifier mes nouvelles amitiés sous un plafond de vieille tôle, j’écoute et
réécoute Tom de Vincent Vallières : « On manque de rien
icitte… On est ben ».
En vingt ans, j’ai connu de nombreuses amitiés et amours,
des hauts et des bas, mais surtout, surtout, une communauté qui a su
m’accueillir malgré les prédictions contraires de mes proches en Ontario.
Ce soir, je pense à ma belle ville d’adoption et je lève un
verre à votre santé, et aux vingt prochaines années.

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